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Placements : « du nouveau dans les œuvres d’art »

Par Alain Atallah, président de Trinity gestion privée.

Alain Atallah, président de Trinity gestion privée

L’art est un placement qui rapporte et un investissement qui n’est plus uniquement destiné aux grandes fortunes. Souvent plébiscité par de gros portefeuilles, l’investissement dans l’art et principalement contemporain se démocratise. D’ailleurs, avec la crise du covid certains distributeurs ont même changé leurs méthodes de vente des salles de marché au profit de l’achat en ligne, c’est le cas de Sotheby’s, numéro 2 mondial du secteur. Mais qu’est ce qui a bouleversé ce secteur au point d’intéresser de plus en plus de millenials ? Ces nouveaux amateurs d’art (principalement contemporains), familiers aux nouvelles technologies, aux blockchains et maintenant au NFT, prennent d’assaut le marché grappillant ainsi de jour en jour de plus en plus de parts de marché.

Cela, les distributeurs l’ont bien compris et s’adaptent au paiement en ligne et surtout en bitcoin. C’est le cas de Sotheby’s qui a accepté cette monnaie virtuelle dans la cession de « Love In The Air » du célèbre artiste Street Art Banksy, estimé à plus de 4 millions de dollars. Mais le nouveau venu est le NFT (Non Fongible Token) renvoyant ainsi le bitcoin à l’âge de pierre dans le secteur de l’art. Ainsi, les NFT deviennent des actifs numériques, liés à la blokchain, et représentent par exemple un œuvre unique, voire même une œuvre d’art.

Si vous n’êtes pas encore familiarisés avec la technologie blockchain, l’investissement dans des fonds d’investissement en œuvres d’arts pourront vous permettre d’accéder à cette classe d’actifs sans avoir besoin d’avoir 7 chiffres sur votre compte bancaire.

Et le rendement dans tout cela ?

Les œuvres d’art permettent aux investisseurs d’avoir accès à un actif complètement décorrélé des indices boursiers, c’est-à-dire non soumis aux fluctuations boursières. Ceci étant, les rentabilités annuelles peuvent atteindre les 14 % sur certaines œuvres, pour le plus grand plaisir de l’administration fiscale qui a soumis la plus-value de cession au régime général des plus-values, à savoir 19 % de taxe sur cette dernière à laquelle s’ajoutent 17% de prélèvement sociaux. Un abattement de 5 % par année de détention jusqu’à une exonération totale de la plus-value à partir de la 22e année de détention comblera les heureux propriétaires, qui garderont cet actif entre 10 et 20 ans.