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Epargne : comment investir sur le marché de l’art ?

En France, le marché de l’art représente un volume moyen de 3,2 milliards d’euros de transactions annuelles depuis 2009.

Marché de l'art
Crédit: iStock.

Pas moins de 3,2 milliards d’euros. C’est le volume de transactions que représente chaque année le marché de l’art en France depuis 2009. Avec un montant moyen par œuvre de 1.380 euros, l’art est un marché plus accessible qu’il n’en a la réputation, souligne dans une étude la Fédération nationale des Caisses d’épargne. « 83% des ventes en galeries (et 92% des enchères publiques) portent sur des œuvres d’un montant inférieur à 42.500 euros, 42% sur des œuvres inférieures à 4.250 euros et 1% sur des œuvres supérieures à 850.000 euros », souligne l’enquête. De fait, le marché de l’art peut s’avérer être un bon investissement pour les particuliers.

Comme le souligne l’étude, 16% des Français ont déjà acheté de l’art contemporain. Ils sont aussi un Français sur quatre à envisager de franchir le cap. Et les motivations sont multiples : pour la valeur esthétique, le plaisir, mais aussi financières. En effet, il est intéressant pour les acheteurs de rechercher une plus-value à la revente, de diversifier son épargne ou encore de se protéger contre l’inflation. Selon une enquête d’Art Economics, les motifs financiers sont « très importants » – et aussi importants que les motifs esthétiques – pour 70 % des collectionneurs français à hauts revenus.

Prudence des épargnants

Afin d’acquérir des œuvres, les investisseurs se tournent traditionnellement vers les galeries et marchands d’art, les enchères publiques dans des salles de ventes ou encore dans les salons et foires. Des fonds d’investissement en art permettent également de réaliser des placements sans détenir directement des œuvres. Cependant, ils s’adressent à des clients fortunés. Ces investissements sont appréhendés par l’Autorité des marchés financiers (AMF) comme des placements « atypiques », c’est-à-dire qu’ils n’apportent pas de flux de revenus réguliers et ni le rendement ni le capital ne sont garantis.

Attention tout de même, ce marché est soumis à des règles spécifiques et les épargnants doivent donc être prudents. « Contrairement aux titres boursiers homogènes, fongibles et cotés en continu, les œuvres sont uniques et le marché de l’art est peu liquide. La revente peut s’avérer difficile », prévient l’étude de la Fédération nationale des Caisses d’épargne. « Il est important d’être bien conseillé et accompagné par des spécialistes, antiquaires, galeristes ou experts de maisons de vente, notamment pour s’assurer de l’authenticité et de la juste valeur », précise Guillaume Cerutti, directeur général de Christie’s.