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Investir en horlogerie : les bons plans 2021 à saisir

Voici 6 modèles lancés cette année qui vont prendre de la valeur à coup sûr en raison de leur rareté, de leur qualité et de leur signature. Pour des budgets plus ou moins conséquents : de 5 000 euros à 300 000 euros.

Année pandémique, année bousculée : une fois encore, le marché de l’horlogerie a vécu des moments difficiles en 2021, privé de ses salons, jouant à boutiques fermées. Pour autant quelques pièces, futurs collectors, n’ont pas échappé au radar des collectionneurs les plus avisés. Petites séries, éditions limitées, ventes en ligne uniquement : il fallait avoir l’œil pour débusquer les montres d’aujourd’hui qui seront, demain, des collectors de valeur. Chaque maison déploie des trésors de créativité pour apporter sa pierre à un marché du luxe qui, lui, affiche encore et toujours d’insolentes capitalisations. Voici notre sélection.

Un vent nouveau du Japon

Inlassablement, Grand Seiko poursuit sa route et fait mouche. Ni Rolex ni Omega ne font rougir la manufacture nippone. Elle vient de dévoiler un modèle Elegance « Spring Drive », sa technologie qui associe le meilleur d’un mouvement mécanique à la précision du quartz. Dessinée à Shinshu, où se trouve le studio de la maison, c’est l’une des Grand Seiko les plus fines, avec un profil serti d’une rare élégance, au sein d’une boîte en or rose de 38,5 mm, donc parfaitement unisexe. Son cadran guilloché reproduit la texture de la neige en hiver à Shinshu. La pièce est triplement limitée : uniquement en boutique Grand Seiko, uniquement en Europe, et pour seulement 60 exemplaires (38 000 euros).

Elegance Spring Drive, Grand Seiko.

L’heure en sonnant

2021 fut l’année de la Reverso, icône Art Déco à deux faces dessinée il y a tout juste 90 ans, en 1931, par Jaeger-LeCoultre. Son jubilé s’est conclu par l’annonce d’une complication de grand prestige : la Répétition Minute. Elle permet, en actionnant un poussoir sur la carrure de la montre, de faire sonner le nombre exact d’heures et de minutes, par un jeu de carillons qui permet littéralement d’entendre l’heure, à l’image des cloches d’une église, mais à la demande et avec une précision à la minute près. La Reverso Tribute Minute Repeater comporte 348 composants au sein d’un boîtier en or rose. 10 exemplaires uniquement, 300 000 euros pièce. Le plus difficile sera… d’en trouver une.

Reverso Tribute Minute Repeater, Jaeger-LeCoultre.

Omega, le retour aux sources

Chronoscope : de « chronos », le temps, et « scope », observer. C’est un retour aux sources pour ce chrono qui possède un tachymètre qui mesure la vitesse en fonction de la distance, un télémètre pour mesurer la distance en fonction de la vitesse du son, et un pulsomètre qui mesure les battements du cœur. Avec son design colimaçonné cher aux chronographes des années 1940 et ses aiguilles feuille, ce chrono en alliage d’or et de bronze est doté d’un mouvement certifié « Master Chronometer ». Le parfait mariage de la tradition et de la modernité, à 13 900 euros.

Chronoscope, Omega

Patek Philippe, top chrono

Patek Philippe est une institution autant qu’une valeur sûre. Trois nouveaux chronos dévoilés simultanément représentent une aubaine pour diversifier sa collection autant que ses placements. Ils se nomment 5204, 5905 et 5930. Chaque modèle remet le chronographe au centre du jeu et le complète d’une seconde complication : quantième perpétuel, annuel ou worldtimer, respectivement à 269 000 euros, 51 500 euros et 87 5000 euros.

Chrono 5204, Patek Philippe.

Girard-Perregaux, le double anniversaire

C’est une coïncidence qui n’a pas échappé à Girard-Perregaux : la maison a été fondée en 1791, année où un pasteur anglais minéralogiste, William Gregor, découvrit le titane. Exactement 230 ans plus tard, la manufacture célèbre cette heureuse collision temporelle avec l’édition de deux Laureato Ti230, limitées à 230 exemplaires chacune (version bleue ou grise). Un plaisir collector, éphémère mais encore abordable (9 400 euros).

Laureato Ti230, Girard-Perregaux.

Tudor, en avoir pour son argent

Il n’y pas que les collectors à six chiffres sur lesquels investir. Tudor a dévoilé cette année une Black Bay 925, comme l’indice de l’argent dont sa boîte est réalisée. Ce n’est pas un métal précieux ni rare, mais il est devenu introuvable en horlogerie contemporaine alors qu’il se trouvait encore au début du siècle dernier pour des montres de poche. Une coquetterie simple, accessible (4 050 euros), non limitée et que l’on peut porter tous les jours. Comme beaucoup de Tudor, une pièce qui prendra progressivement de la valeur, mais sur un temps plus long que ses aînées précitées.

Black Bay 925, Tudor.