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L’art, valeur refuge en 2021 et pour les années à venir

L’an passé, les maisons de ventes ont réalisé d’excellents résultats. Les amateurs de plus en plus nombreux se disputent les œuvres de qualité. Un phénomène qui devrait perdurer.

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Crédit: iStock.

La crise, quelle crise ? pourraient s’écrier tous les responsables des sociétés de ventes aux enchères en France. Après une année de flottement en 2020, en raison de l’explosion de la pandémie de Covid-19, le marché de l’art a en effet retrouvé ses couleurs en 2021 et s’est adapté à la situation sanitaire.

Tous les intervenants ont multiplié les ventes mêlant présentiel et distanciel, généralisant le live c’est-à-dire des vacations réalisées en salle et retransmises sur Internet afin que les acheteurs puissent enchérir à distance et les ventes exclusivement réalisées sur le net. Le succès a été au rendez-vous, tous les intervenants étant en nette progression par rapport à l’an dernier avec des hausses de chiffre d’affaires variant entre 13 % et 88 %.

Drouot affiche un produit total vendu de 523 millions d’euros, Sotheby’s de 500 millions d’euros et Christie’s de 420,7 millions. Derrière ces trois mastodontes, on trouve pour ne citer qu’eux Artcurial (169 millions), Millon (81,7 millions), Aguttes (77,5 millions), Piasa (43 millions) et Ader (40 millions). En province, le groupe Ivoire qui regroupe onze maisons de ventes totalise 60 millions d’euros. Ces bons résultats s’expliquent en partie par l’apparition, grâce au live, de nouveaux amateurs. Interencheres, le premier site d’enchères en France qui fédère 300 commissaires-priseurs a, en 2021, enregistré 241 000 nouveaux clients. Ces nouveaux acheteurs rivalisent avec des collectionneurs plus « classiques » ce qui explique le succès des ventes et l’envolée des prix.

Design, art moderne ou mobilier ancien : tout à la cote

Tous les secteurs séduisent, le design, l’art moderne et contemporain bien sûr mais également d’autres plus confidentiels comme la Haute Époque, la céramique et le mobilier ancien pour peu que les pièces présentées aux enchères soient de grande qualité ou/et d’origine prestigieuse. Ainsi une rare assiette du service dit des quartiers généraux qui appartenait à l’Empereur Napoléon Ier qui l’avait emmené à Sainte-Hélène a atteint 350 000 euros alors que son estimation déjà conséquente était de 140 000 euros. Et l’on pourrait multiplier les exemples par centaines !

Tous les professionnels le constatent. Pour les amateurs, il s’agit de se faire plaisir mais ils souhaitent également de plus en plus réaliser un placement de diversification dans l’espoir d’une plus-value à la revente. Pour se faire, quel que soit le domaine choisi, il convient de privilégier les belles pièces, en bon état, pas trop restaurées et, si possible, ayant une bonne origine. C’est le plus sûr moyen d’investir à bon escient dans l’art.