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Mondial de l’Horlogerie : le top 5 des plus beaux collectors

Salon très attendu, Watches & Wonders vient de fermer ses portes. Les maisons horlogères exposantes y ont fait preuve d’une grande créativité. Voici les modèles à ne pas manquer pour investir ou se faire plaisir.

Grand Seiko propose seulement 20 exemplaires de sa Kodo, à 370 000 euros.

On avait presque fini par oublier le concept : un lieu unique, des milliers de personnes au même endroit, le même jour, pour voir les mêmes choses. Autrefois, on appelait cela un salon. Récemment, un cluster ! Mais c’est bel et bien le salon mondial de l’horlogerie qui vient de se clore, à Genève, après six jours d’exposition réunissant 38 maisons, sans compter celles qui s’agrégeaient dans les sinueux contours de la cité de Calvin.

Un événement massif qui reflétait la situation d’une industrie qui, en deux ans, a retrouvé ses couleurs pré-Covid. Grâce à la créativité de marques qui ont su capitaliser sur leurs produits phares et recréer le désir du beau et de la bienfacture.

Le trio Rolex

Rolex y dévoila un épatant triptyque. Premier volet : le retour de l’Air King. Volontiers présentée comme « la Rolex la plus accessible », elle voit son affichage modernisé et son mouvement optimisé (6 950 euros). Deuxième volet : l’inusable Oyster Perpetual Day-Date 40, qui suit le mouvement inverse en affirmant son élitisme grâce à une nouvelle boîte en platine enfermant un superbe cadran bleu glacier (63 850 euros). Troisième volet : l’Oyster Datejust 31, avec un surprenant cadran fleuri. Une belle idée qui conforte Rolex dans sa volonté de proposer, chaque année, des cadrans originaux et décalés (9 550 euros).

Patek Philippe, séduction millenials

Chez Patek Philippe, l’idée est clairement d’offrir un marchepied à la jeune génération qui, jusque-là, trouvait la manufacture trop traditionnelle. Sa collection Calatrava (la plus accessible) s’enrichit ainsi d’un nouveau quantième annuel (jour, date, mois) avec second fuseau horaire, mais aussi d’une référence plus simple (trois aiguilles et date) qui partagent toutes deux un cadran gris grené et un baroudeur bracelet en cuir beige (68 800 euros et 35 000 euros).

Grand Seiko, l’assaut nippon

Non loin, presque en embuscade : Grand Seiko. La manufacture japonaise atteint des niveaux d’excellence qui font (parfois) trembler les parois de la forteresse horlogère genevoise. En témoigne la « Kodo », une création d’une rare technicité, combinant un tourbillon et une force constante. Termes obscurs ? Pas pour les collectionneurs avertis qui pourront s’offrir l’un des vingt exemplaires de cette singulière merveille nipponne pour 370 000 euros.

Magique Jaeger-LeCoultre

Côté femme, il fallait saluer la très belle idée de Jaeger-LeCoultre. Dont on ne verra rien, ou presque. Et pour cause : sur sa nouvelle « Rendez-Vous », la manufacture a imaginé un cadran sur lequel passe, de manière totalement aléatoire, une étoile filante. Un jet de lumière, imprévisible, qui ne s’affichera qu’une poignée de secondes, avant de disparaître à nouveau. En moyenne, l’étoile passe huit fois par jour. Selon ses observations, chaque femme l’apercevra de justesse une seule fois par jour. Une création magique, ludique, unique.

Bulgari, coup de maître et de crayon

Dernière singularité : Bulgari. Ou quand un joaillier italien s’amuse à faire de la Haute Horlogerie en en cassant tous les codes. Sa dernière Octo Finissimo, montre la plus fine du monde, reproduit sur son cadran les dessins originaux qu’en avait fait son designer, Fabrizio Buonamassa. Une idée lumineuse, aussi simple qu’un coup de crayon.

Crédits photos : DR.