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Cryptomonnaies: le Bitcoin, «une pseudo monnaie» selon la Banque de France

L’analyse sur les cryptomonnaies, publiée par la Banque de France, n’est pas tendre avec le Bitcoin qu’elle considère toujours comme un moyen de simplification des transactions illicites.

Alors qu’elle étudie la création d’un euro digital, la Banque de France a publié un bulletin dans lequel elle explique les dangers des cryptomonnaies. Pas tendre à leur égard, elle a pris le parti de centrer son analyse sur le Bitcoin, qui représentait encore à la mi-juillet près de 63% des 240 milliards d’euros d’encours enregistrés par CoinMarketCap, à cette date. « Contre environ 10% pour Ethereum, un peu plus de 3% pour Ripple, environ 4% pour Tether et un peu moins de 2% pour Bitcoin Cash », détaille l’institution.

Comparé à ce que la Banque de France qualifie de « monnaies légales », le Bitcoin – décrit comme « une pseudo monnaie » – s’en distingue par « l’absence d’émetteur », qui permet à son utilisateur d’être anonyme. De quoi « mieux protéger la vie privée », mais aussi faciliter la réalisation de transactions illicites, estime-t-elle. S’appuyant sur une étude réalisée en 2019, elle chiffre à près de 50% les transactions réalisées en Bitcoin qui seraient associées à des activités illégales.

Adapter la réglementation

A la liste des critiques s’ajoute celle-ci : les cours du Bitcoin, de l’Ether et du Ripple sont très volatiles, ce qui rend difficile l’évaluation des frais selon la Banque de France, lors d’envois de fonds vers l’étranger.

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Du coup, les banques centrales et agents publics adaptent la réglementation, afin de contrôler les risques tout en tirant parti du potentiel d’innovation, ajoute le bulletin. Si, selon l’institution, un meilleur encadrement des cryptomonnaies est impératif, il n’est pas suffisant. Elle verrait d’un bon œil l’amélioration des performances des systèmes de paiement. Pour atteindre cet objectif, les acteurs publics et privés cherchent à « occuper le terrain ».