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Cryptomonnaies : au-delà du Bitcoin, que valent les altcoins ?

Le Bitcoin et ses concurrents, lancés durant la crise financière de 2008, sont désormais des actifs financiers importants. Faut-il investir dans ces cryptomonnaies ? Mieux Vivre Votre Argent vous présente cinq de ces alternatives

bitcoin

Elon Musk a-t-il le nez creux ou a-t-il succombé à « l’arnaque du siècle », selon le mot de son ancien associé Bill Harris ? En tout cas, la récente décision du patron de Tesla d’acheter pour 1,5 milliard de dollars de Bitcoins a propulsé son cours de 25 000 à 31 200 dollars en janvier. Avant qu’il ne culmine au-dessus de 48 000 dollars le 9 février, puis ne glisse vers 39 000 dollars aujourd’hui.

Les hausses de cette cryptomonnaie et de ses concurrentes, les altcoins, ne résident pas que dans l’inflation de leur valeur. Ces devises numériques qui permettent instantanément de réaliser des transactions sans intermédiaire financier sont plus rapides (au mieux quelques minutes contre au moins 24 heures) et moins chères (quelques centimes) qu’une transaction bancaire. Néanmoins, elles ne sont pas exemptes de risques. Tel celui de fraude ou de blanchiment faute de contrôle régalien des opérations. Sans compter celui de bulle ou d’arnaques financières, avertissent L’AMF et d’autres gendarmes financiers.

Sur les 2000 cryptomonnaies en circulation aujourd’hui, Mieux Vivre Votre Argent vous en présente cinq qui retiennent de plus en plus l’intérêt des investisseurs. Des altcoins dont le cours devrait progresser après la flambée du Bitcoin. Mais rappelons-le : c’est un placement réservé aux investisseurs aventuriers ! De plus n’y investissez qu’une part très modeste de vos avoirs pour vous diversifier si vous détenez déjà du Bitcoin, et passez par des intermédiaires sûrs (des plateformes reconnus dans le trading de crypto comme Coinhouse, Coinbase, Luno…).

5 altcoins à retenir :

Ethereum (ETH) : Commercialisé depuis 2015 par la plateforme du même nom, L’Ethereum est devenu la seconde cryptomonnaie mondiale décentralisée, parce que moins volatile et moins spéculative que son grand frère le Bitcoin. Même s’il revendique un gain de plus de 600 % sur un an. Il finance aussi bien des ICO (IPO électroniques) que des opérations de crowdfunding.

Ripple (XRP) : Cet altcoin est lié à la société éponyme qui a créé un protocole pour l’échange d’argent, cryptomonnaie ou traditionnel, et celui-ci est utilisé par des banques pour des virements transfrontaliers, dans de nombreuses devises. Parce qu’il réintroduit des intermédiaires ou passerelles dans les transactions, il offre davantage de sécurité, et la rapidité d’un altcoin. Programmé pour cent millions de jetons (contre 21 millions de Bitcoin), le Ripple à une parité fixe de 0,5 dollars et s’adjuge un gain de plus de 66 % sur un an.

Tether (USDT) : Indexé normalement sur la valeur du dollar, avec une parité fixe de un pour un, le Tether constitue une cryptomonnaie populaire et moins volatile que d’autres altcoins. D’où son intérêt dans les salles de marché ou il sert de couverture sur les positions en Bitcoin d’investisseurs institutionnels. La réputation de cet altcoin reste sulfureuse : notamment, il servirait à manipuler le prix du Bitcoin…

Litecoin (LTC) : Créée en 2011, cette monnaie numérique décentralisée de deuxième génération se veut l’argent-métal des cryptomonnaies, quand le Bitcoin en serait l’or. Son principal avantage réside dans sa très grande vitesse d’exécution des transactions : deux minutes et demi pour le minage d’un nouveau bloc, contre dix pour le Bitcoin, à un coût moindre. Son cours, actuellement à 188 dollars, a progressé de près de 132 % sur un an.

Monero (XMR) : Cette monnaie numérique décentralisée, lancée en 2014, garantit un anonymat complet des transactions. Et ce, sans altérer leur rapidité ou leur visibilité aux yeux des parties prenantes. D’où la cote élevée de cette cryptomonnaie sur le Darkweb. Son cours a bondi en un an de 91 à 197 dollars. Mais la prudence est de mise. En effet, cet altcoin est jugé suspect par les autorités régaliennes lorsqu’elles détectent leur présence chez certains particuliers ou entreprises.