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Bitcoin : attention aux arnaques !

Le nombre de témoignages d’épargnants victimes d’escroqueries pourrait s’envoler cette année, dans le sillage de la flambée du cryptoactif.

bitcoin
Crédit: iStock.

En 2020, l’Autorité des marchés financiers a reçu, via sa plate-forme Epargne Info Service, plus d’un millier d’appels et mails sur le bitcoin et les autres cryptoactifs, dont 253 émanaient d’épargnants qui ont déclaré des montants de perte. « Un chiffre qui devrait très certainement augmenter cette année, les escrocs prospérant dès lors que le cours de ce cryptoactif s’envole », prévient Benoît de Juvigny, secrétaire général de l’AMF.

Les sommes dérobées sont déjà importantes comme le prouvent les témoignages en ligne. Un jeune retraité a perdu 810 000 euros à Marseille, un octogénaire de Cahors est devenu interdit bancaire après une fraude sur sa carte de 6 700 euros ou encore une famille francilienne a vu s’envoler ses économies de toute une vie, soit 43 500 euros.

D’abord de petites sommes

Le modus operandi des escrocs ? Après avoir récupéré vos coordonnées téléphoniques, ils vous appellent, vous mettent en confiance pour placer une petite somme dans un premier temps avant de vous inciter à investir toujours davantage. Puis ils disparaissent quand vous voulez récupérer votre argent.

« Les épargnants pensent parfois avoir affaire à des plates-formes reconnues, les escrocs n’hésitant pas à usurper les identités et à utiliser des comptes bancaires en Europe avant de faire virer l’argent hors d’Europe », ajoute Benoît de Juvigny. Des images de célébrités, comme celle du footballeur Kylian Mbappé, ont été usurpées pour la promotion de ces faux sites.

Ne pas répondre au démarchage

Pour éviter ces fraudes au bitcoin ou d’autres, ne répondez pas au démarchage, les intermédiaires sérieux n’en font pas. N’effectuez jamais de virement sur des comptes suspects, notamment basés dans des paradis fiscaux (Chypre, Malte…). Vérifiez l’identité de vos interlocuteurs et consultez la liste noire des sites et sociétés non autorisés sur les cryptoactifs répertoriés par l’AMF. Enfin, privilégiez des acteurs qui se sont enregistrés comme prestataires de services sur actifs numériques (PSAN).