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Le cinéma aura bientôt sa propre cryptomonnaie

Le klapcoin, porté par Sarah Lelouch, sera créé en janvier 2022 et il vaudra 10 centimes d’euros.

klapcoin
Crédit : iStock.

Une nouvelle cryptomonnaie va être bientôt créée pour financer des projets de cinéma : baptisée le klapcoin, cette devise sera lancée le 1er janvier prochain, par Sarah Lelouch, une des cinq filles du réalisateur Claude Lelouch. Productrice et réalisatrice, elle a créé une société qui finance le développement de films et de séries, appelée DCF, pour « diversité du cinéma français », raconte Le Monde le 24 novembre. « Notre cryptomonnaie s’adresse à tous ceux qui aiment le cinéma », explique Joël Girod, codirecteur général de la DCF, « contrairement aux Sofica qui permettent une défiscalisation, mais nécessitent un investissement minimum important », ajoute-t-il. Les Sociétés pour le financement de l’industrie cinématographique et audiovisuelle, appelées Sofica, débutent avec un ticket de 5.000 euros. « Nous démocratisons le financement des films puisqu’il sera possible d’investir à partir d’un euro », poursuit le financier.

Les dirigeants de la société, dont Sarah Lelouch, ont l’ambition de récupérer entre deux et huit millions d’euros lors de la première levée de fonds, précisent nos confrères. Ils pensent ainsi investir dans quinze à vingt projets d’écriture de films, qui seraient ensuite revendus à des producteurs. Les personnes ayant investi dans le klapcoin pourront donner leur avis sur certaines décisions. Pour éviter les risques de blanchiment d’argent, la DCF a fait appel à Exaion, spécialisée dans la blockchain. Cette filiale d’EDF travaille déjà dans le milieu du cinéma puisqu’elle utilise le procédé de blockchain pour la sécurisation des images qui ont été tournées avant d’être envoyées en postproduction.

« Le cinéma a besoin d’idées nouvelles »

Sarah Lelouch reconnaît faire un « pari » dans la création de cette nouvelle monnaie, tandis que son associé, Joël Girod, est plus sûr de lui. Le réalisateur Claude Lelouch soutient le projet de sa fille, même s’il avoue ne pas avoir « entièrement compris comment fonctionnait la cryptomonnaie ». Mais il assure que « le cinéma a besoin d’idées nouvelles ».