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Cryptomonnaies : vers une nouvelle réglementation ?

Pour Christine Lagarde, présidente de la BCE, Mica 1 a une définition « trop étroite » sur la règlementation des cryptomonnaies.

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Crédit : iStock.

Au Parlement européen à Bruxelles, ce lundi 20 juin, Christine Lagarde, la présidente de la Banque centrale européenne (BCE) a participé à sa deuxième audition devant les eurodéputés de la commission des affaires économiques et monétaires (Econ). Actuellement deux textes sont à l’étude pour encadrer la règlementation des cryptomonnaies, indique BFMTV. D’un côté, Mica pour « Markets in Crypto-Assets », actuellement en discussion. De l’autre, TFR pour «Transfer of Funds Regulation ».

Au cours de l’audition, la députée européenne Aurore Lalucq a interrogé Christine Lagarde sur l’impact de la stabilité financière des crypto-krach ainsi que sur les liens « entre la finance régulée et non régulée ». Pour Christine Lagarde : « Les crypto-actifs et la finance décentralisée ont le potentiel de créer un véritable risque pour la stabilité financière étant donnée la croissance rapide des services et des crypto-actifs. »

Cette réglementation, appelée Mica 1, ne devrait pas voir le jour avant 2024. « C’est très éloigné lorsque l’on pense à la vitesse à laquelle les valeurs de marché évoluent. Nous avons souhaité aller dans le sens de ceux qui ont la volonté de règlementer ces actifs », a précisé Christine Lagarde.

Mica 1, une définition « trop étroite » sur la règlementation des crypto-actifs

Pour la présidente de la BCE, Mica 1 a une définition « trop étroite » sur la règlementation des crypto-actifs et elle appelle à envisager une nouvelle règlementation dite Mica II. En quoi consisterait cette règlementation ? Christine Lagarde fait état du risque d’interconnexions avec les institutions financières et leurs expositions aux crypto-actifs.

« Mica II devrait règlementer les activités des crypto-actifs qui font des prêts », précise Christine Lagarde. Elle souhaite « une portée plus large » qui permettrait de règlementer « ce territoire inexploré qui met les consommateurs en danger ».

Le mois dernier, Christine Lagarde avait expliqué que les cryptomonnaies « ne valaient rien ». Dans le même temps, l’institution a publié une note très critique vis-à-vis du secteur. « La nature et la taille des marchés de crypto-actifs évoluent rapidement et, si les tendances actuelles se poursuivent, les crypto-actifs présenteront des risques pour la stabilité financière », a précisé la BCE. L’institution cible les plateformes qui permettent aux investisseurs de réaliser des effets de levier records, et celles qui proposent des prêts dans la finance décentralisée.