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L’épargne salariale reste encore mal connue des Français

L’épargne salariale séduit de plus en plus les Français, selon un sondage réalisé par Epsens, mais des efforts restent à faire concernant l’information sur ce type de placement.

Avec la crise sanitaire, les Français ont confiance en l’épargne pour faire face aux imprévus et préparer leur retraite. Selon l’enquête annuelle réalisée par Epsens, spécialiste de l’épargne salariale, 42% des personnes interrogées souhaitent renforcer leurs économies dans les douze prochains mois. Et parmi les solutions envisagées, l’épargne salariale est de plus en plus connue des travailleurs : 84% connaissent le dispositif, soit quatre points de plus qu’en 2020. En revanche, la formule souffre d’un manque de clarté puisque seulement 23% des sondés « savent spontanément qu’elle consiste en une redistribution d’une partie des bénéfices ou des résultats de l’entreprise », précise l’étude.

Autre résultat qui montre que les Français connaissent mal l’épargne salariale, un peu plus de la moitié (51%) ne sait pas qu’il est possible d’y placer des économies personnelles. Ils sont même 60% à ne pas savoir qu’ils peuvent transformer leurs jours de congés payés ou leurs RTT en épargne, alors même que 63% d’entre eux disent qu’ils voudraient placer ces journées. Concernant leurs attentes, ils souhaitent bien évidemment que le placement soit rentable pour 43% d’entre eux (intérêts, défiscalisation, abondement). De plus, 22% voudraient que le dispositif soit clair et 16% que la gestion soit facile, avec des démarches simplifiées, entre autres. 

La moitié de leur épargne

Par ailleurs, les 30% de personnes interrogées qui détiennent une épargne salariale y placent au moins la moitié de leur épargne globale, poursuit l’étude d’Epsens. « L’abondement versé en complément des versements des salariés est un véritable accélérateur d’épargne », précise la synthèse. Et ces personnes sont prêtes à prendre plus de risques, soit 52% d’entre elles, alors que celles qui détiennent des supports réglementés ne sont que 32% à bien vouloir risquer de perdre de l’argent. Toutefois, ces supports tels que le livret A, le PEL ou encore le CEL restent les produits préférés des Français, avec 77% de taux de détention.

Enfin, ils sont trois sur cinq à avoir besoin d’informations et d’aide pour placer leur épargne, tous produits confondus. Plus d’un sondé sur deux s’intéresse à un placement responsable, relatif à l’économie locale, à l’environnement ou encore aux projets sociaux.