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Epargne salariale : quatre mesures à prendre avant la fin 2021

Dernière ligne droite pour profiter à plein de tous les atouts de votre Plan d’épargne entreprise ou PER Collectif. Suivez nos recommandations.

PER

La fin d’année approche à grands pas. Cela implique de prendre certaines décisions dans votre épargne salariale. Les détenteurs d’un Plan d’épargne entreprise (PEE) ou d’un Plan d’épargne retraite collectif (PER d’entreprise) savent généralement qu’ils doivent arbitrer leurs primes d’intéressement et de participations aux beaux jours. Celles-ci étant versées entre avril et juin. Néanmoins, ils sont, bien souvent, moins avertis des mesures à prendre avant le 31 décembre ! Retrouvez tous nos conseils pour bien clôturer l’année avec ces dispositifs.

Bénéficiez à plein de l’abondement

Si votre employeur met en place de l’abondement sur vos versements en épargne salariale, il faut en profiter ! Chaque entreprise a ses propres règles en la matière. Mais l’abondement peut représenter jusqu’à 300% de vos versements (dans la limite de 3 290,88 euros pour un PEE ou de 6 581,76 euros pour un PER collectif). Un bonus non négligeable pour votre épargne. « En fin d’année, un bon nombre de salariés qui disposent d’un abondement ne l’ont pas utilisé dans son intégralité », constate Benjamin Pedrini, co-fondateur et directeur général d’Epsor.

Généralement, les salariés l’actionnent lorsqu’ils placent leurs primes d’intéressement ou de participation. Mais c’est beaucoup moins le cas, lorsqu’il s’agit de versements volontaires. « Il est toujours très intéressant d’aller capter ce surplus d’épargne offert par votre employeur », indique Xavier Collot, directeur épargne salariale et retraite chez Amundi. Vérifiez si vous en bénéficiez encore en vous connectant à l’espace épargnant de votre teneur de compte.

Optimisez votre fiscalité

La fin d’année est aussi l’occasion de défiscaliser ! Vous pouvez déduire de vos revenus imposables les versements volontaires dans les nouveaux PER. Une option valable qu’il s’agisse d’un PER souscrit à titre individuel (Perin) ou à travers votre entreprise de manière obligatoire (Pero ou ex-article 83) ou facultative (Percol ou Pereco). Pour cela, vous devez vérifier vos plafonds (information que vous pouvez retrouver sur votre avis d’imposition n-1). « Vous pouvez même défiscaliser plus en intégrant les plafonds non utilisés des trois dernières années ou même celui de votre conjoint si vous êtes marié ou pacsé », rappelle Benjamin Pedrini.

Mais n’oubliez pas, il s’agit d’un cadeau fiscal à l’entrée qui vous sera repris lors de la sortie. Si vous défiscalisez aujourd’hui, les montants versés sur votre PER seront alors taxés quand vous sortirez du contrat à votre retraite ou lors des cas de déblocage anticipé (achat résidence principal par exemple). « Chaque personne doit arbitrer au regard de sa situation fiscale et patrimoniale », prévient Xavier Collot. Dans tous les cas, assurez-vous que votre taux d’imposition lors de votre retrait ne sera pas supérieur à celui de votre entrée.

Arbitrez vos jours de congés non pris

Certaines entreprises ont mis en place un compte épargne-temps (CET). Ce dispositif permet de déposer les jours de congés non pris. Ces derniers pouvant alors être utilisés plus tard ou transformés en rémunération complémentaire. « Certains employeurs offrent même la possibilité de transférer des jours de congés du CET dans un PER avec un abondement à la clef », explique Xavier Collot. Un arbitrage qui doit souvent être effectué en fin d’année. Il peut parfois avoir lieu en mai (en fonction de la politique RH de l’entreprise). Ce transfert du CET à un PER est limité à 10 jours par an.

Effectuez un bilan de votre épargne

Par ailleurs, la fin d’année est propice au bilan patrimonial. C’est donc l’occasion de faire un point sur vos placements en épargne salariale. Comment ont-ils progressé par rapport au marché ? Les fonds choisis ont-ils été performants ? Quels ont été les frais prélevés ? Des informations que vous pouvez retrouver facilement. Il suffit de vous connecter sur le site de votre teneur de compte. « Il ne faut pas hésiter à effectuer des arbitrages entre supports de placement d’autant que ceux-ci sont gratuits en épargne salariale », ajoute Xavier Collot. En début d’année prochaine, vous allez recevoir votre relevé de situation qui synthétisera tous ces éléments. Mais mieux vaut prendre les devants.