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Immobilier : ce placement dont le rendement a cartonné en 2021

L’année dernière, le crowdfunding a rapporté près de 10% en moyenne alors que sa collecte a décollé, frisant le milliard d’euros.

Crowdfunding
Crédit: iStock.

Le crowdfunding appliqué à la pierre règne en maître parmi les placements les plus rentables, au-delà même de l’immobilier. Celui-ci a rapporté en moyenne 9,21 % en 2021, selon le baromètre Fundimmo-HelloCrowdfunding. Un rendement particulièrement attractif, même s’il affiche une légère baisse par rapport à 2020 : 9,3%.

Reprise du crowdfunding

Près d’un milliard d’euros y ont été investis l’an passé (958 millions), en hausse de 90% sur un an après une année 2020 atone du fait des deux confinements durant laquelle les projets immobiliers avaient été gelés. Quelque 1065 projets ont ainsi été financés (+81% comparé à 2020).

Montant moyen financé par projet : 899.933 euros. Soit une augmentation de 5% par rapport à l’année précédente selon Fundimmo. La durée moyenne de placement est également, quant à elle, en très légère hausse, à 21,2 mois, contre 21 mois en 2020. Tout comme le nombre d’investisseurs par collecte : ils étaient 313 en moyenne en 2021, contre 177 en 2020. Mais le montant moyen placé a baissé, passant de 4.711 euros en 2020 à 2.871 euros en 2021.

Cette reprise du crowdfunding s’accompagne d’un nouveau phénomène : le boom de la réhabilitation de biens immobiliers, qui fait désormais de l’ombre aux purs projets immobiliers neufs. Les projets « anciens » représentent ainsi plus de la moitié des sommes collectées.

Quels risques ?

Reste que les risques ne sont pas les mêmes que dans le neuf : « Dans le neuf, les difficultés peuvent être liées à des retards de chantier ou à un risque de défaillance d’un fournisseur. Dans l’ancien, le gain est lié à la plus-value finale. L’inconnue porte dès lors davantage sur le prix de vente », explique au Figaro Jérémie Benmoussa, président du directoire de la plateforme Fundimmo.

Si aujourd’hui, les défauts du type Terlat se font rares dans le crowdfunding, les retards au-delà de six mois ne le sont pas et ont tendance à augmenter. Ils ont concerné 6,6 % des opérations en 2021, contre 4,76% pour les « petits » retards, inférieurs à 6 mois. À noter cependant qu’il s’agit de « moyennes qui recouvrent des disparités significatives. Les investisseurs qui subissent ces retards continuent à bénéficier des intérêts additionnels correspondants », conclut le baromètre.