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L’épargne réglementée a augmenté de 2,7% en 2019

Dans un rapport publié lundi 26 octobre, la Banque de France détaille l’épargne réalisée en 2019 par les Français.

A la fin de l’année 2019, les Français avaient déposé 772 milliards d’euros sur des comptes épargne. En 2018, ce chiffre était de 751 milliards, soit une augmentation de 2,7% en un an, comme le rapporte la Banque de France dans un rapport publié lundi. L’épargne réglementée, soit les livrets A, les livrets de développement durable et solidaire (LDDS), les plans d’épargne logement (PEL), les livrets et les plans d’épargne populaire (LEP et PEP) représentent 14,2% de l’épargne financière des ménages, contre 15% en 2018. Les produits de taux correspondent quant à eux, à 64% des placements des Français, en 2019.

81,8% des Français disposent d’un livret A

Plus de huit Français sur dix (81,8%) possédaient un livret A à la fin de l’année 2019. C’est 131 000 personnes de moins qu’à la fin de l’an 2018. Mais les montants déposés sur ces comptes sont en augmentation de 5,2%, soit de 20,3 milliards d’euros. L’encours du placement préféré des Français pour l’année 2019 s’établit à 298,4 milliards d’euros. En moyenne, un livret A contient 5 100 euros en 2019 contre 4 800 euros en 2018.

« Ces moyennes cachent toutefois d’importantes disparités sociodémographiques », note la Banque de France. En effet, seuls 6% des livrets détiennent 30% de l’encours total, les plus de 65 ans disposent de 21% des comptes, mais possèdent 35% des sommes immobilisées. Il y a également des différences entre les départements : l’encours est le plus élevé à Paris, en Lozère, et dans le Puy-de-Dôme. Il est revanche le plus bas en Seine-Saint-Denis et dans l’Aisne.

Seuls les livrets d’épargne populaire baissent

Les autres produits d’épargne réglementée sont également à la hausse. Les sommes déposées sur les LDDS augmentent de 4%, pour atteindre 11,9 milliards d’euros. L’encours des PEL monte de 2,2% pour arriver à 282,5 milliards d’euros. Dans le même rapport, la Banque de France propose d’ailleurs de baisser la rémunération des PEL souscrits avant 2011. Par ailleurs, seules les sommes déposées sur les LEP baissent de 9,2%, pour atteindre 39,4 milliards d’euros. Il s’agit de produits réservés aux personnes ayant des revenus modestes. Cela s’explique par le changement des critères d’éligibilité, notamment la fin de la clause de grand-père. « Sans cette évolution réglementaire, le nombre de LEP aurait progressé pour la première fois depuis 2015 », précise l’institution.

On le sait, l’année 2020 marque une nouvelle hausse importante de l’épargne, en raison de la crise du coronavirus. 85,6 milliards d’euros ont ainsi été déposés sur les comptes d’épargne des Français entre mars et juillet. La Banque de France estime cette « surcollecte » à 10 milliards d’euros pour les livrets A et 4 milliards d’euros pour les livrets de développement durable et solidaire (LDDS), pour les mois de janvier à août.