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Faux livrets d’épargne : ne vous faites pas avoir !

Leurs offres pullulent sur le net. Ils promettent des rendements mirobolants, le tout sans risque. Les escrocs ont profité de la crise sanitaire pour arnaquer avec de faux livrets d’épargne. Le point pour éviter de vous faire piéger.

Crédit: iStock.

Un livret bancaire au rendement annuel qui monte « jusqu’à 7% » ; un « super livret » au taux de 3,99% ; un autre qui, une fois annualisé, délivrerait près de 30%… Qui n’est jamais tombé sur ces offres plus qu’alléchantes, qui attirent l’œil dans un environnement de rendements au tapis ? Et combien ont cédé à ces sirènes que l’on retrouve dans les espaces publicitaires de médias tout ce qu’il y a de plus sérieux ? Notre journal a été contacté par des particuliers sur certaines de ces « propositions » de placements, qu’il ne faut surtout pas accepter. Fort heureusement, avant même notre mise en garde, ces épargnants précautionneux n’avaient pas donné suite.

Mais certains se sont fait piéger, comme cette personne qui témoigne auprès de TF1 avoir perdu 36.000 euros. « Le gestionnaire du compte a disparu complètement. Il ne répond plus au téléphone et même mon appel est bloqué », explique-t-elle. Ces escrocs procèdent le plus souvent de la même manière : un formulaire en ligne demande à l’épargnant de livrer ses renseignements. Celui-ci est recontacté dans un second temps par la prétendue société de gestion, qui demande le versement des fonds. Un mode opératoire rodé, bien placé au sein des arnaques les plus fréquentes aux placements financiers.

Comment ne pas se faire piéger ?

Conseil numéro 1 : C’est la première des choses à faire. Méfiez-vous des promesses de rendements trop alléchantes. Les deux meilleurs livrets bancaires du moment, Distinguo de PSA Banque, le livret épargne RCI Banque, ou encore de Cashbee proposent au maximum… une rémunération de 0,60%, brut de fiscalité ; les autres en moyenne annuelle font moins bien que le livret A, à 0,50%. Dès lors, toute proposition de livret au-dessus de 1 ou 1,5% peut paraître suspecte, hors promotions temporaires de certains établissements.

Conseil numéro 2 : L’offre publicitaire peut apparaître sur des sites a priori sérieux. Mais cela ne signifie pas qu’elle l’est ! Les régies chargées de ces contenus se contentent de vérifier que les règles d’affichage publicitaire sont respectées. Mais en aucune façon, elles n’enquêtent sur le sérieux de l’activité des sociétés mises en avant.

Conseil numéro 3 : Vérifiez systématiquement que votre interlocuteur est autorisé à proposer des produits financiers. Pour cela, consultez les registres officiels : celui des agents financiers (Regafi), le registre des organismes d’assurance (Refassu) et le site de l’Orias, l’organisme chargé de tenir le registre des intermédiaires en assurance, en banque ou en financement participatif.

Conseil numéro 4 : Les escrocs usurpent de plus en plus le nom d’acteurs connus de la finance. Ils n’hésitent pas à créer des noms de domaines ou des adresses mail qui peuvent induire en erreur. Dès lors, vérifiez bien que la société ou la personne qui vous sollicite est mentionnée sur les précédents registres, et contactez la société apparentée, banque ou assureur. En cas de doute, vous pouvez consulter la liste noire des escrocs recensés par l’ACPR. Et si vous soupçonnez une escroquerie, vous pouvez contacter le site du Service public Info Escroqueries (0 805 805 817).

Conseil numéro 5 : Faites vos recherches vous-même sur Internet ! Certains de ces sites peuvent avoir fait l’objet de signalements, comme ici sur le site de l’UFC Que Choisir. Outre la présente modeste contribution, d’autres sites spécialisés sur les placements communiquent des informations précieuses pour s’assurer de la légitimité d’acteurs qui n’ont potentiellement pas été blacklistés par les autorités.