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Livret A : la solution du moindre mal

En dépit d’un rendement assez moindre, le livret A reste un placement plébiscité par de nombreux Français en raison de son aspect pratique qui permet des dépôts temporaires ou de précaution.

Livret A
Crédit : Sipa.

Toujours calé à 0,5 %, le taux du livret A n’apparaît guère engageant. Surtout si on le rapporte à la prévision d’inflation de la Banque de France pour l’année, de 1,5 %. Autrement dit, un capital placé cette année sur ce type de livret risque de perdre 1 point de pouvoir d’achat. Pour autant, que peut faire un épargnant qui souhaite placer une épargne de précaution ou qui veut garder de côté une somme en attente d’un remploi ? Dans de tels cas, les critères sont stricts. Le capital doit être totalement sécurisé (garanti) et totalement liquide (récupérable à tout moment). Or, les produits affichant de telles caractéristiques ne sont pas légion.


L’assurance vie en euros est certes garantie. Mais elle n’est pas aussi liquide qu’un livret A et elle peut facturer des frais amputant le capital à court terme. Quant aux livrets ordinaires, il sont fiscalisés et leur rémunération nette est généralement inférieure à celle du livret de type A.

Le livret A, mieux qu’un compte courant

En dépit de son taux, ce livret fait donc figure de solution du moindre mal pour qui veut cantonner une somme de manière temporaire et avec une garantie. Même avec un rendement réel négatif, il reste toujours préférable à un compte courant non rémunéré.
Enfin, s’il est fréquent d’entendre des épargnants regretter l’époque enviable où le livret A servait 6 %, 7 % voire 8 % d’intérêts par an, il faut rappeler que l’inflation était alors bien plus élevée qu’aujourd’hui.
En 1981, le taux moyen du livret A était, par exemple, ressorti à 6,9 %, mais avec une inflation de… 13,4 %. Ainsi, le taux réel du livret a été très largement négatif, beaucoup plus en tout cas que ce que l’on prévoit pour cette année.