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Livret A : non, le taux ne bougera pas (tout de suite)

L’activité a redémarré fort, « il est logique que l’inflation augmente », a déclaré Bruno Le Maire le jeudi 23 septembre. Mais le ministre de l’Economie, des Finances et de la Relance a écarté toute augmentation du taux de rémunération du livret A.

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Crédit : NICOLAS MESSYASZ/SIPA/1903201500

Mauvaise nouvelle pour les détenteurs d’un livret A. Le taux actuel de rémunération de 0,5% sera maintenu, a assuré Bruno Le Maire sur Franceinfo le 23 septembre. « Pour le moment, il n’est pas question de modifier le taux de rémunération du livret A », a déclaré le ministre de l’Economie, des Finances et de la Relance, suscitant l’étonnement des journalistes. En effet, l’inflation est sensiblement en hausse : les prix à la consommation ont augmenté de 1,9%, sur un an, à la fin du mois d’août, selon l’Insee. « Il est cohérent et logique que, lorsque l’activité redémarre fort, l’inflation augmente », a encore expliqué le ministre. 

Mais « ce n’est pas un sujet d’inquiétudes » pour le gouvernement.« Les pénuries de main-d’œuvre, de matières premières, ça se voit dans les prix », a encore précisé Bruno Le Maire. Le locataire de Bercy a annoncé qu’un point serait fait au mois de novembre concernant le taux de rémunération du livret A. « L’inflation est conjoncturelle, nous verrons où nous en sommes », a-t-il insisté, évoquant également la revalorisation automatique du smic le 1er octobre. « Attendez un mois avant de voir ce qu’il se passera sur le livret A », a conclu le ministre.

La juste rémunération du travail

Concernant la perte de pouvoir d’achat ressentie par les Français, le ministre de l’Economie a rebondi sur le sujet. « Notre ligne de force, c’est le travail, et le travail qui doit payer », a insisté Bruno Le Maire à l’antenne de la radio d’informations, évoquant le fait que l’emploi a été protégé pendant la crise sanitaire. Il est revenu sur les différentes mesures engagées pour revaloriser les salaires les plus bas pendant le quinquennat d’Emmanuel Macron. Notamment la prime d’activité, la défiscalisation des heures supplémentaires ou encore la suppression de certaines charges sociales. « Au total, 170 euros de plus par mois quand on est au niveau du smic », s’est encore défendu Bruno Le Maire.