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Livret A : collecte dans le rouge en novembre

Le Livret A affiche une décollecte de 90 millions d’euros en novembre, selon la Caisse des dépôts.

Livret A
Crédit : Sipa.

Le Livret A a enregistré plus de retraits que de dépôts en novembre, à hauteur de 90 millions d’euros, selon les données publiées mardi par la Caisse des dépôts. Le Livret de développement durable et solidaire (LDDS) s’est retrouvé dans une situation semblable, avec une décollecte de 270 millions d’euros, portant le total des deux livrets à -360 millions d’euros.

Depuis 2009, novembre a souvent fini dans le rouge pour ces deux produits d’épargne, la collecte n’ayant été positive qu’à cinq reprises ce mois-là au cours de ces douze années.

Ils font toutefois mieux qu’en octobre, lorsque les deux livrets avaient enregistré leur plus forte décollecte depuis fin 2014, à -3,4 milliards d’euros.

En dépit d’un niveau de rémunération au plus bas, à 0,5%, le Livret A, qui sert notamment à financer le logement social en France, est devenu un placement refuge pour les épargnants pendant la crise sanitaire.

Depuis mai 2021 cependant, avec l’allègement des restrictions prises face au Covid-19 et la reprise de la consommation, les épargnants mettent moins d’argent de côté, voire piochent dans leur bas de laine.

Vers un nouveau sursaut ?

Cependant, « pour les prochains mois, l’évolution du Livret A risque d’être affectée par la résurgence de l’épidémie » et « la baisse du moral des ménages pourrait conduire au retour de fortes collectes », a souligné dans une note Philippe Crevel, directeur du Cercle de l’épargne.

Au total, entre janvier et novembre 2021, la collecte nette du Livret A et du LDDS s’élève en cumulé à 20,28 milliards d’euros, contre environ 35 milliards l’année dernière sur la même période, indique la Caisse des dépôts.

L’encours total sur les deux produits atteint 468,6 milliards d’euros à fin novembre, soit une hausse de 5,1% sur un an.

Leur taux de rémunération, identique, devrait augmenter en début d’année 2022, a annoncé mi-décembre le ministre de l’Economie, Bruno Le Maire, afin de prendre en compte la forte inflation constatée en France au cours des derniers mois.