La baisse du titre du célèbre constructeur d’avions d’affaires et d’appareils de combat à l’annonce de la résiliation avec Safran du contrat d’équipement de moteur du futur Falcon 5X ne nous semble pas justifiée.

Certes, le constructeur, qui a déjà investi 1 milliard d’euros dans la conception de ce futur avion, dont la livraison était initialement programmée mi-2017, va devoir remettre au pot pour réaliser des travaux d’aménagement destinés à accueillir un autre moteur. Mais les caractéristiques principales de l’appareil (le fuselage) ne seront pas modifiées et on peut penser que les dédommagements demandés à Safran devraient couvrir les surcoûts liés au changement de motoriste.

Une décision courageuse de Dassault Aviation

Dans tous les cas, il s’agit d’une excellente nouvelle pour Dassault Aviation. La décision de résilier le contrat avec Safran est courageuse et au moins elle met fin à l’incertitude sur le respect d’un calendrier maintes fois décalé (de mi-2017 à 2020).

En choisissant désormais l’équipementier Pratt et Whitney, Dassault Aviation mise sur l’expérience et la sécurité et le nouvel échéancier de livraison fixé à 2022 ne devrait pas trop rallonger le délai qui avec Safran était devenu très aléatoire. Le groupe français se met ainsi en position de profiter, à partir de 2018, du redémarrage du marché de l’aviation d’affaires avec un Falcon 5X plus fiable.

Nous restons toujours aussi confiants sur le potentiel du titre Dassault Aviation et renouvelons notre « avis plutôt positif ». Le dossier n’est pas cher puisque la trésorerie nette et la valeur de la participation de 24,7% dans Thalès représentent 76% de sa capitalisation, ce qui signifie que l’exploitation (les brevets et autres) ne vaut que 2,6 milliards.

 

Les plus et les moins du titre Dassault Aviation : 

+ Le montée en cadence du Rafale

+ Une reprise espérée de l’aviation d’affaires en 2018.

– Le décalage de livraison du Falcon 5X