Pas de surprise au moment de la publication des comptes semestriels définitifs de Sodexo, le leader mondial des services de qualité de vie. Moins de 15 jours après en avoir dévoilé les grandes lignes et révisé une nouvelle fois en baisse les perspectives, la société reste sous pression en Bourse, malgré l’effondrement de plus de 20% de son cours.

C’est dire si le mal semble profond. Sur le segment des services aux entreprises, le groupe continue de souffrir aux Etats-Unis sur les marchés importants de l’éducation et la santé sur lesquels il réalise 72% de son activité nord-américaine.

En repli de respectivement 1,4% et 1,1% au deuxième trimestre, la dynamique sur ces marchés reste déprimée. Autre facteur négatif : la baisse des taux d’intérêt au Brésil a pénalisé la rémunération des sommes confiées par les clients du groupe dans le cadre de l’émission d’avantages pour les salariés.

Pas d’amélioration en vue pour Sodexo

Le résultat d’exploitation s’est ainsi contracté de 7,4%  au premier semestre (hors effets de change) pour revenir à 627 millions à partir d’un chiffre d’affaires en modeste croissance organique de 1,7% à 10,29 milliards. Cela reflète une érosion assez sensible de 0,7 point (hors effets de change) de la marge revenue à 6,1%.

Le problème est qu’aucune amélioration n’est espérée au second semestre de l’exercice 2017/2018 clos fin août. C’est la raison pour laquelle le management a préféré, fin mars, devancer le calendrier des publications pour abaisser une nouvelle fois ses objectifs.

Il table désormais pour cette année que sur une faible dynamique interne de l’ordre de 1% à 1,5% assortie d’une marge d’exploitation en recul de 0,8 point à 5,7%. A plus long terme, Sodexo mettra un certain temps à inverser la tendance. Un gros travail d’audit des contrats, de l’organisation et de la structure de coûts va être mené par le nouveau patron, Denis Machuel.

Un plan d’action n’est pas attendu avant le 6 septembre. D’ici là, le titre devrait clairement manquer de catalyseurs. Raison pour laquelle il nous semble préférable dégrader notre avis de « plutôt positif » à « plutôt négatif ».

Les plus et les moins du dossier Sodexo :

+ Une forte génération de flux nets de trésorerie

– Un ralentissement de la dynamique interne.

– Des problèmes internes d’organisation et de sélection des contrats