Total poursuit son offensive sur les énergies alternatives au pétrole.  La compagnie lance une OPA sur Direct Energie, le troisième distributeur français d’électricité, à un prix de 42 euros l’action. Ce qui valorise la cible à 1,9 milliard.

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Cette opération intervient après sa prise de participation, mi-septembre de 23% dans la société française Eren Renewable Energy, spécialisée dans le développement et l’exploitation de parcs éoliens et de fermes solaires pour un montant de 237,5 millions d’euros avec la possibilité de racheter l’intégralité du tour de table dans cinq ans, la compagnie multiplie les initiatives.

Déjà présent sur le marché de la fourniture de gaz et d’électricité en France et en Belgique depuis l’acquisition de la société Lampiris, rebaptisée Total Spring, le groupe consolide ses positions avec un portefeuille de clients qui va passer de 1,5 à 4,1 millions. Son ambition est de le porter à 7 millions à l’horizon 2022 (6 millions en France et 1 million en Belgique).

Aux Etats-Unis aussi, Total se renforce

Parallèlement, sa filiale américaine de production de panneaux solaires, SunPower, rachetée en 2011 et cotée à Wall Street sur le Nasdaq, s’apprête à reprendre SolarWorld Americas pour un montant non divulgué mais qui lui permettra d’augmenter sensiblement ses capacités de production.

Ainsi, Total se renforce en amont et en aval sur toute la chaîne de valeur de l’industrie des énergies renouvelables et son objectif de disposer d’ici cinq ans d’une capacité de production d’au moins 10 gigawatts sous forme de centrales à gaz ou d’électricité renouvelables.

A 12,6 et 12,1 fois les profits pour cette année et 2019, le titre reste bon marché et offre un confortable rendement de 5%. Notre avis « plutôt positif » est confirmé    

Les plus et les moins du dossier Total :

+ La reprise des prix du pétrole

+ Le rendement élevé et la valorisation attractive

– L’environnement pétrolier instable