Française des Jeux: « avoir une partie du capital ouvert peut être une opportunité »

Pour Stéphane Pallez, le PDG de la Française des jeux, la privatisation du spécialiste des jeux de grattage et de tirage n’interviendra pas avant 2019.

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Une privatisation, « c’est comme une série avec plusieurs saisons, on est au début d’un processus », a résumé le PDG de la Française des Jeux Stéphane Pallez, soulignant qu’aucun changement de statut de l’opérateur emblématique n’interviendrait avant 2019.

En juin dernier, la présentation du projet de loi Pacte – en cours d’examen au parlement – a ouvert la voie à la cession par l’Etat de ses parts (72%) dans la FdJ, qui détient en France le monopole pour les jeux de tirage et de grattage.

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A quelle échéance une privatisation pourrait-elle se concrétiser ?

Stéphane Pallez : « Techniquement, aucune opération ne peut intervenir avant 2019. C’est comme une série avec plusieurs saisons, on est au début d’un processus et la prochaine étape sera la discussion parlementaire à partir de septembre, une séquence qui va durer au moins jusqu’à la fin de l’année.

Il y a beaucoup de choses à faire sur le plan juridique et réglementaire pour offrir toutes les garanties au cadre dans lequel l’opération pourrait avoir lieu, comme définir comment l’Etat exercera son contrôle sur l’entreprise, et quelle régulation mettre en place.

Il faut aussi montrer que la privatisation n’a pas vocation à changer le fondement même de la loterie et de la FdJ, un modèle dans lequel l’essentiel des prélèvements vont continuer d’aller au budget de l’Etat pour servir des causes d’intérêt général comme le sport ou le patrimoine.

Quelles sont les différentes options sur la table ?

Stéphane Pallez: « Si l’on veut rester un des leaders du secteur, il faut qu’on puisse continuer à se développer, notamment à l’international. Le fait d’avoir une partie du capital ouvert peut être une opportunité d’associer des partenaires et aussi davantage les salariés de l’entreprise. Si l’Etat décidait de coter l’entreprise, ce pourrait également être l’occasion d’avoir une offre au grand public, mais ça n’est qu’une des options.

A ce stade, je n’ai pas de préférence, toutes les options sont ouvertes, je pense qu’il faut procéder dans l’ordre: d’abord que le Parlement vote le principe de la descente de l’Etat au-dessous de 50% (à travers la loi Pacte, ndlr), et c’est après qu’on verra avec quels types d’investisseurs le développement de la FdJ peut continuer.

A quel point avez-vous votre mot à dire dans ce processus?

Stéphane Pallez : « J’ai l’objectif d’apporter ma contribution à ce projet de développement en tant que cheffe d’entreprise. Après c’est l’Etat évidemment qui est l’actionnaire, chacun à sa place, c’est l’Etat qui vend. Mais j’ai une contribution à apporter pour que ce projet de privatisation soit un succès pour l’Etat actionnaire et pour l’entreprise. 

Ce sera un changement bien entendu. La Française des Jeux est une entreprise patrimoniale et il faut donc que la représentation nationale ait ce débat, parce qu’il est important que tous les avis s’expriment, et qu’à la fin il y ait une décision démocratique sur le sujet.

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