Privée de sa boussole américaine, la Bourse de Paris limite les initiatives

La Bourse de Paris a débuté en recul jeudi en limitant les prises de risques en l’absence de Wall Street fermée pour Thanksgiving et face à une actualité politique toujours dense entre le Brexit et l’Italie.

A chaque fin de printemps, Mieux Vivre Votre Argent confie à six gérants une mission spécifique : trouver une valeur capable de battre le CAC 40 dans un horizon de temps précis (douze mois). Crédit : Istock.

La Bourse de Paris a débuté en recul jeudi, limitant les prises de risques en l’absence de Wall Street fermée pour Thanksgiving et face à une actualité politique toujours dense entre le Brexit et l’Italie. A 11h45, l’indice CAC 40 perdait -0,60% à 4.945 points. La veille, il avait fini en hausse de 1,03%. « Les volumes vont commencer à se réduire du fait de Thanksgiving », ce qui peut s’avérer « une mauvaise nouvelle » car cela peut être la source d’une « plus grande volatilité », a estimé Christopher Dembik, responsable de la recherche économique chez Saxo Banque.

D’autant que les « facteurs de risque à moyen terme restent très nombreux », même si « comme on l’a vu hier, le marché reste soumis à des rebonds techniques », a-t-il complété en évoquant notamment l’Italie, les remous sur les valeurs technologiques, « les difficultés de mise en œuvre du Brexit ou encore les incertitudes à propos de la guerre commerciale ».

La Première ministre britannique Theresa May a annoncé mercredi qu’elle retournerait à Bruxelles samedi, après une visite éclair qui n’a pas permis de percée décisive dans les négociations sur le Brexit, à quatre jours d’un sommet censé sceller un accord final. Peu après cette annonce, le chef du gouvernement espagnol Pedro Sanchez a réitéré sa menace de veto à l’accord sur le Brexit lors du sommet européen de dimanche s’il n’obtient pas gain de cause sur Gibraltar.

Côté italien, la Commission européenne a ouvert mercredi la voie à de possibles sanctions financières contre Rome, après avoir de nouveau rejeté le projet de budget 2019 de la coalition populiste au pouvoir en Italie, largement en dehors des clous européens.

L’agenda des indicateurs est pauvre en publication en l’absence des investisseurs américains. La France a toutefois publié avant l’ouverture des marchés européens les chiffres du climat des affaires en novembre qui est resté stable, malgré des perspectives légèrement dégradées sur le plan de l’emploi. La journée verra également la publication du compte-rendu de la réunion de politique monétaire du 25 octobre de la Banque centrale européenne.

Renault reste stable malgré l’affaire Ghosn

Sur le terrain des valeurs, Renault s’affichait en léger repli (-0,29% à 11h45), alors que le conseil d’administration du géant de l’automobile Nissan se réunit jeudi pour limoger son emblématique président Carlos Ghosn, détenu à Tokyo pour des malversations présumées.

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Rémy Cointreau prenait 0,67% à 104,80 euros grâce à la confirmation de son objectif d’une croissance du résultat opérationnel courant sur l’année, à devises et périmètre constants, malgré des « effets de change défavorables » qui ont fait reculer de 4,3% son résultat net semestriel.

Pierre et Vacances montait de 3,03% à 14,94 euros, les investisseurs accueillant favorablement le plan stratégique sur quatre ans présenté par le groupe visant le retour à une rentabilité « pérenne » pour le numéro un européen des résidences de loisirs, qui a annoncé avoir réduit sa perte nette annuelle.

LDC était à l’équilibre à 101 euros. Le volailler (Poulets de Loué) s’attend à un bénéfice d’exploitation annuel en retrait par rapport à celui de l’an passé, après avoir intégré quatre nouvelles entreprises, dont une partie de Doux cette année, et subi la hausse des céréales utilisées pour nourrir les poulets.

Nexans profitait (+0,46% à 26,26 euros) de l’annonce d’un contrat d’environ 50 millions d’euros auprès de la compagnie électrique Red Eléctrica de España pour la fabrication et la pose d’un câble reliant les îles de Majorque et Minorque (Espagne).

Figeac Aéro reculait de 1,19% à 11,62 euros. L’équipementier aéronautique a fait progresser de près d’un quart son chiffre d’affaires au deuxième trimestre de son exercice décalé, bénéficiant de ses contrats autour du Boeing 787 et du moteur Leap.

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