Conseils Bourse : ces 5 valeurs moyennes à surveiller sur les prochains mois

Les petites et moyennes valeurs ont plus dévissé que les grandes capitalisations au cours des trois derniers mois de l’année. L’aversion au risque et l’obligation des gérants de présenter des performances positives ont entraîné des surventes sur ces compartiments. Voici quelques valeurs qui pourraient tirer leur épingle du jeu.

Les Mid-Caps ou valeurs moyennes cotées recèlent des potentiels de croissance. © Istock

Moins développées et plus agiles que les cuirassés du Cac 40 ou du SBF 120, les Mid-Caps ou valeurs moyennes cotées recèlent des potentiels de croissance, et donc de plus-values supérieurs aux sociétés composant les indices de référence de la place parisienne. Lorsque la météo boursière est au beau fixe, elles profitent d’une côte d’amour élevée auprès des gérants, qui se traduit par une envolée de leur cours et des volumes d’échanges étoffés. A contrario, si le temps vire à l’orage, comme pendant les derniers mois de l’an dernier, ces pépites sont les premières sacrifiées, avec leurs petites sœurs Small caps. Les gérants, en particulier ceux des filiales des très grandes banques et assurances, leur reprochent alors leur faible liquidité, synonyme de risque de se retrouver collé avec des titres dépréciés et invendables.

Après un début d’année morose, les marchés semblent bien décidés à croire que le cru 2019 sera un bon millésime boursier. Certains se prennent même à regarder à nouveau vers les valeurs moyennes. Ils découvrent alors des titres ‘massacrés’. Mieuxvivre.fr à sélectionné cinq titres qui pourraient tirer leur épingle du jeu, en privilégiant trois thématiques dans l’air du temps : le rebond de la consommation, dopée par l’injection de dix milliards d’euros de pouvoir d’achat, la normalisation des cours du pétrole, et la bonne tenue de l’investissement.

Les valeurs de l’agro-alimentaire

La consommation devrait progresser davantage que la croissance d’un PIB français revu à la baisse. Les valeurs agro-alimentaires bien positionnées sur leurs marchés domestiques et européens profiteront de cette tendance. Bonduelle semble très bien placée. Sur la base d’un cours de 31,05 euros à la mi-séance du 25 janvier, la valeur affiche une capitalisation de 1,01 milliards, un rendement de 1,64 % et un PER de 13,27. Le cours s’est apprécie de 9,23 % depuis le 2 janvier, après un repli de 23,67 % sur un an. Il pourrait se hisser à 34 euros d’ici trois mois.

Dans un autre registre, Stef peut profiter du statut de ‘passager clandestin’ de cette bonne fortune : qui dit augmentation des ventes de produits alimentaires dit demande accrues de prestations de transport et de logistique… avec des prix du pétrole stabilisés. A 83,8 euros, cette capitalisation de 1,103 millions au PER de 10,95 pour un rendement de 3,15 %, s’apprécie de 8,83 % depuis le 2 janvier, après un repli annuel de 16,37 %. Le cours pourrait atteindre 96 euros avant Pâques.

Les parapétrolières

Nul besoin d’escompter un rebond du pétrole pour redécouvrir les parapétrolières moyennes du secteur. Tel CIS. Le spécialiste du catering (restauration, hébergement, intendance) s’est rendu aussi indispensables aux pétroliers que leurs fournisseurs de trépans et autres carottes pour l’extraction de l’or noir. La valeur semble un peu chère : un PER de 19,89 pour un cours de 10,70 euros, avec un rendement de 1,05 % et une capitalisation de 86 millions. Après un plongeon de près de 41 % en un an, le titre progressé de près de 17 % depuis le 2 janvier, en route pour les 15,60 euros

Les sociétés spécialisées dans les nacelles élévatrices ou la pulvérisation

Deux valeurs massacrées, sur le thème du maintien de l’investissement des entreprises, mérite d’être considérées. Exel Industries, le numéro un mondial de la pulvérisation. L’essentiel de ses revenus provient de l’agriculture. Si le machinisme agricole ne progresse plus en Europe, il a encore de beaux jours devant lui dans les pays émergents et frontières. D’autres applications et innovations, tels les pistolets à peintures en poudres, sont plébiscités par les constructeurs automobiles, et les avionneurs. Qui justement ne connaissent pas la crise ! A 72 euros, le titre affiche un PER de 13,2, un rendement de 1,5 % pour une capitalisation de 489 millions. Il s’apprécie de près de 6 % depuis le début de l’année, après un recul de 40 % sur un an. Il pourrait atteindre les 85 euros sur tous mois.

Idem pour Haulotte et ses nacelles et élévateurs, irremplaçables dans les entrepôts et autres plates-formes logistiques. Le cours 9,02 euros, lui confère une capitalisation de 283 millions, un PER de 8,1 pour un rendement de 2,34 %. Le tout malgré un dévissage de 53 % sur un an ! Le rebond de 2,15 % sur 2019 laisse espérer un cours à 15 euros d’ici trois mois.

(1) Le PER (ou Price Earning Ratio) est un ratio boursier. Il correspond au rapport entre la valeur en Bourse d’une entreprise et ses profits. Ce ratio permet évaluer la cherté d’une action. Lorsqu’il se situe entre 10 et 17, on considère généralement que son prix est bon.

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