Avec le rebond des marchés, voici 6 petites valeurs boursières à surveiller de près

Plus nerveuses que les grandes valeurs du CAC 40, les Small caps ou petites capitalisations s’enrhument cependant davantage. A cet égard, la correction de l’automne dernier les a sérieusement affaiblies : tandis que sur 2018, le CAC 40 abandonnait 11,6 %, l’indice Cac Small, dédié aux jeunes pousses de la place de Paris, dévissait de 28,1 %. Le millésime 2018 commençait pourtant bien pour les valeurs le composant : le Small devançait légèrement le CAC jusqu’à la mi-avril avant que le second ne creuse l’écart de cinq points, puis d’une quinzaine à partir de novembre. D’où de très fortes déceptions chez ces ‘espoirs’ de la cote, avec dix-sept acteurs signant des retraits annuels au-delà de -60 %.

Les Small caps regagnent le terrain perdu plus vite que le CAC 40

Ces déconvenues ne doivent pas vous inciter à « jeter le bébé avec l’eau du bain ». Car les Small caps, regagnent le terrain perdu, plus vite que le CAC 40 : tandis que ce dernier progresse de 7,45 % depuis le 2 janvier dernier, le CAC Small bondit de 10,12 % sur la période. Les deux indices profitent du moral retrouvé des gérants et analystes, alimenté par la dissipation (partielle) des nuages qui assombrissent l’horizon économique. L’index des petites valeurs bénéficie en sus de l’appétit retrouvé des salles de marché pour les actifs risqués.

Car ces jeunes pousses alignent un profil de risque plus élevé que les grandes capitalisations : la moindre mauvaise nouvelle vulnérabilise leur cours, comme en témoigne la mésaventure de Genomic, qui voit la valeur de son action plonger de 91 % de juillet à décembre dernier, suite à la publication d’une alerte sur ses résultats. Les gérants adorent brûler ce qu’ils ont encensé.

A cela s’ajoute un flottant réduit, synonyme de volatilité exacerbée. Sans compter une couverture plus que superficielle de ce compartiment par les bureaux d’études, parce que les savoir-faire de ces jeunes pousses imposent des compétences scientifiques très peu pointues, pour couvrir un univers de plusieurs milliers de valeurs à l’échelle européenne.

Des valeurs prometteuses dans les biotechnologies et la robotique

Aujourd’hui, et sur un objectif de trois mois, nous avons sélectionné cinq Small caps prometteuses. Deux opèrent dans les biotechnologies, deux autres dans la Tech et les deux dernières dans la défense et la robotique.

Advicenne, qui développe de futures thérapies pour des maladies pédiatriques en néphrologie (problèmes rénaux) et en neurologie, est valorisé 87 millions d’euros, sur la base d’un cours de 10,8 euros à la clôture du mardi 5 février. Les essais de ses molécules étant toujours en cours, elle ne dégage pas de bénéfices. Après un repli de près de 32 % en 2018, le titre gagne + 14,29 % depuis le 2 janvier, et pourrait se hisser au-delà de 15 euros d’ici trois mois.  

Nanobiotix, spécialiste des futurs traitement anti-cancéreux, projette une double cotation… au Nasdaq. Le cours de 11,18 euros, la valorise 220 millions d’euros malgré des pertes liées à la mise au point de ses futures molécules. Après un repli de 21,5 % en 2018, et une performance de – 3,87 % depuis le début de l’année, le titre pourrait remonter au-delà de 16 euros.

Atème, qui équipe les chaînes de télévisions du monde entier en logiciels de compression vidéo, cote 11,32 euros. Ce qui lui confère une valorisation de 116 millions d’euros, et un PER 2019 de plus de 45, malgré un plongeon de -32,2 % l’an dernier, peu compensé par un rebond de 3,28 % sur 2018. Le cours pourrait dépasser 15,60 euros.

Sidetrade, le spécialiste de l’intelligence artificielle pour les solutions de relation client B2B, cote 54,2 euros, soit une valorisation de 76 millions d’euros et un PER 2019 de 40, La start-up il a limité la casse en 2018 : – 25,6 %. Avec un bond de 4,63 % depuis le 2 janvier, le titre devrait tutoyer les 58 euros.

Groupe Gorgé, acteur reconnu de la robotique, gagne plus de 31 % depuis le 2 janvier après une descente en vrille de plus de 46 % en 2018. A 11,6 euros, l’action la valorise 149 millions d’euros. Un objectif de 13 euros semble à sa portée. Sa filiale ECA (qui assure 40 % de ses revenus), numéro un mondial des robots anti-mines sous-marines, fait mieux : + 45 % depuis le début de l’année après -49 % l’an dernier. Ce qui, sur la base d’un cours de 14 euros, pour Le 2019 de 33,4, lui confère un potentiel de hausse jusqu’à 16 euros.

Vincent Bussière

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Vincent Bussière
Mots-clés : Conseils Bourse

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