Conseil : l’action LVMH mérite incontestablement une prime en Bourse

Le numéro un mondial du luxe a encore accéléré l’allure par rapport à la fin de l’année dernière, notamment grâce à Louis Vuitton et au cognac. L’action et la valorisation sont au plus haut historique. A juste titre.

Le potentiel n’est probablement pas épuisé au regard des tendances structurelles qui portent aujourd’hui le marché du luxe. Crédit: iStock.

Chaque semaine, sur Mieuxvivre.fr, les journalistes de La lettre de la Bourse analysent une valeur de la cote parisienne et vous conseillent de l’acheter, de la vendre ou de rester à l’écart du titre. La Lettre de La Bourse est une publication du groupe Valmonde, éditeur du magazine Mieux Vivre Votre Argent.

Encore 5 ou 6 milliards d’euros et LVMH pourrait bientôt se hisser sur la première place du podium des capitalisations boursières de la zone euro, actuellement occupée par le géant pétrolier Royal Dutch Shell (180 milliards d’euros de capitalisation).

L’action du numéro un mondial du luxe a en effet battu de nouveaux records historiques après la publication d’un chiffre d’affaires très solide pour le premier trimestre 2019, en croissance organique de 11%, soit 2 points de plus qu’au cours du dernier trimestre 2018.

Le ralentissement tant redouté n’a donc pas eu lieu, y compris en Chine, où la demande est toujours aussi soutenue malgré une conjoncture freinée par la guerre commerciale avec les Etats-Unis. Si les produits de luxe rapatriés en Chine lors des voyages sont d’avantage taxés, Pékin a en revanche baissé la fiscalité des mêmes produits vendus sur le sol chinois. De sorte que l’impact de ces changements est relativement neutre pour le groupe.

A LIRE >>> Conseil Bourse : voilà le moment propice pour tenter un retour gagnant sur les valeurs du luxe

Toutes les activités de LVMH continuent de prospérer et en particulier le pôle mode et maroquinerie, dont la croissance organique de 15% sur les trois premiers mois de l’année peut donner le vertige. Le navire amiral, Louis-Vuitton, joue toujours son rôle de locomotive, mais Christian Dior n’est pas en reste non plus. C’est une bonne nouvelle dans la mesure où le pôle mode et maroquinerie est le plus rentable du groupe.

De bonnes performances pour les autres activités de LVMH

Il faut aussi noter la bonne performance du pôle vins et spiritueux (+9%) en dépit de stocks de cognacs toujours insuffisants pour satisfaire la demande. Hennessy est tout de même parvenu à augmenter les approvisionnements en direction de la Chine et des Etats-Unis, sans oublier d’augmenter ses prix de vente. A titre de comparaison, le pôle n’avait progressé que de 2% au dernier trimestre 2018. Quant aux autres activités, elles ont évolué favorablement, qu’il s’agisse des parfums (+9%), des montres (+4% malgré un essoufflement de Tag Heuer) ou de la distribution sélective (+8%).

Au regard de ce très bon début d’année, les investisseurs ont été amenés à revoir à la hausse leurs anticipations bénéficiaires pour 2019 et tablent sur une progression de plus de 15% du bénéfice, à environ 7,3 milliards d’euros. Une prévision capitalisée désormais 25 fois, soit un niveau historiquement élevé pour le titre, bien qu’il demeure très inférieur celui d’un groupe comme Hermès (41 fois), au profil un peu différent. D’où l’idée que le dossier pourrait devenir cher.

Pour autant, le potentiel n’est probablement pas épuisé au regard des tendances structurelles qui portent aujourd’hui le marché du luxe : augmentation des classes moyennes et supérieures dans les pays émergents et notamment en Chine, engouement de la génération des « millennials » pour les produits de luxe, essor du e-commerce…Les marques du groupe LVMH n’ont par ailleurs jamais été aussi puissantes et rentables, tandis que le bilan traduit une solidité à toute épreuve.

A la fin de l’année dernière, l’endettement net restait contenu à 5,4 milliards d’euros, soit seulement 16% du montant des fonds propres et il pourrait disparaître totalement d’ici 2 ans au regard de la forte génération de cash du modèle économique. Il ne faut dès lors pas exclure une politique de distribution plus généreuse à l’avenir, même si le dividende au titre de l’exercice 2018 a encore progressé de 20% pour atteindre 6 euros par action. A moins que LVMH accélère sa diversification après avoir repris le groupe d’hôtellerie de luxe, Belmond, propriétaire, entre autres, de l’hôtel Cipriani à Venise.

Cette forte visibilité sur le secteur en général et le groupe LVMH en particulier mérite incontestablement une prime en Bourse, surtout à un moment où la conjoncture mondiale tend à ralentir.

Notre conseil : LVMH fait partie de notre sélection de valeurs françaises. Malgré un très beau parcours, nous restons positifs sur le dossier et relevons notre objectif à 380 euros. Code Isin : FR0000121014.

Sur le même thème

Action LVMH: actualités et conseils Bourse

Ne manquez rien de l'actualité

Réactions et commentaires

Sur la même thématique