A la Bourse de Paris, l’alignement des planètes se poursuit

Le CAC 40 poursuit son rattrapage et a dépassé les 5500 points vendredi dernier. La tendance à la hausse est-elle durablement forte ? Bilan des facteurs de risques et de soutien de l’indice phare parisien.

Vendredi dernier, le CAC 40 a franchi le seuil des 5500 points

Météo au beau fixe à la Bourse de Paris. Vendredi dernier, le CAC 40 a franchi le seuil des 5500 points. L’indice phare parisien regagne le terrain perdu à l’automne : depuis le 1er janvier, il s’est apprécié de près de 17 %. La tendance est-elle solide ou, pour reprendre Michael Harnett, le stratégiste de chez Bank of America Merryl Lynch, le début de la fin du rallye a-t-il commencé ?

Trois facteurs expliquent ce regain. En premier lieu, l’apaisement du climat international, marqué par le report du Brexit et la perspective d’un armistice dans la guerre commerciale Etats-Unis / Chine. De même, dans l’Empire du Milieu, la croissance s’est maintenue à 6,4 % au premier trimestre tandis qu’outre-Atlantique, près de 80 % des entreprises du S&P 500 ont publié des résultats dépassant les prévisions. Dernier point : la poursuite d’une politique monétaire accommodante, avec un report à la fin de l’année de la prochaine hausse des taux de la Fed et une nouvelle fournée d’avances de liquidités aux banques européennes par la BCE, certes plus restrictive. Dans le Vieux Continent, la croissance semble se reprendre : en mars, le cabinet ADP a ainsi pointé 9300 créations d’emplois dans le secteur privé français. Autant de facteurs qui plaident pour un CAC40 à 6000 points à la fin 2019 ?

A venir, de nouvelles négociations commerciales entre les Etats-Unis et l’Europe

Une hirondelle ne fait pas forcément le printemps. D’autres négociations commerciales vont s’ouvrir, entre les Etats-Unis et l’Europe. Un secteur crucial se retrouve dans le collimateur de Donald Trump :  l’automobile. Outre-Rhin, les constructeurs locaux et leurs équipementiers européens contribuent pour 45 % des exportations d’autos européennes, selon une étude de 2017 de Pictet. Que leurs droits de douane augmentent d’un quart, poursuit la banque suisse, et le PIB allemand baisserait de 0,3 à 0,4 points… avec un impact de 0,2 à 0,3 points sur celui du Vieux Continent. Aux Etats-Unis, les effets de la relance budgétaire s’estompent ce qui pèse sur le moral des chefs d’entreprise, qui ne s’élève qu’à 98,1 au lieu des 98,4 attendus par l’indice Michigan, et se retrouve dans les résultats de  Wells Fargo, qui, vendredi dernier, a publié des bénéfices trimestriels supérieurs aux attentes, mais rabaissé sa prévision de rentabilité annuelle.

La hausse perdurerait

Les facteurs de soutien l’emporteront-ils ? La hausse perdurerait mais moins vite. Deux éléments confirmant – ou infirmant – l’optimisme des investisseurs imposent un suivi attentif. D’abord le volume des échanges sur les marchés actions : en Amérique du Nord, près de 90 milliards de dollars ont déserté ces compartiments cet hiver, signe de réserves toujours persistantes des gérants. Ensuite les valorisations de certains secteurs, telles les banques et les pétrolières et para-pétrolières, ou des regroupements pourraient s’initier.

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