Renault: non, l’Etat « n’a pas fait capoter » le mariage avec Fiat Chrysler assure le ministre de l’Economie

Ca n’est pas la faute de l’Etat français si le mariage entre Renault et Fiat Chrysler n’a pas été acté, vient d’affirmer Bruno Le Maire. « Nous n’avons jamais opposé de veto », a-t-il précisé.

Le président de Renault s'était déclaré mercredi "déçu" que le projet de fusion avec Fiat Chrysler n'ait pu se poursuivre. Crédit : Istock

Le ministre des Finances Bruno Le Maire a assuré jeudi matin que l’Etat n’avait « pas fait capoter » le mariage entre Renault et Fiat Chrysler (FCA), juste avant une rencontre à Bercy avec le président du constructeur automobile français, Jean-Dominique Senard.

« Nous n’avons pas fait capoter le mariage entre Renault et Fiat », a affirmé le ministre sur France Info. « Ne comptez pas sur moi pour regarder passer les trains comme actionnaire de référence », a-t-il prévenu.

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« L’Etat n’agira jamais ni sous la pression ni dans la précipitation dans cette affaire », a-t-il martelé, précisant qu’il devait rencontrer dans la matinée M. Senard après sa confirmation la veille à la tête du groupe au losange lors de l’assemblée générale des actionnaires. La rencontre devait débuter à 09h15, a précisé l’entourage du ministre à l’AFP.

« La stratégie qui a toujours été la nôtre, c’est le renforcement de l’alliance entre Renault et Nissan « 

Le président de Renault s’était déclaré mercredi « déçu » que le projet de fusion avec Fiat Chrysler n’ait pu se poursuivre, en raison des délais supplémentaires réclamés par l’Etat français, premier actionnaire du constructeur automobile.

« Nous n’avons jamais opposé de veto », a répliqué M. Le Maire. « Nous avons simplement demandé, voyant que Nissan n’apportait pas son soutien, cinq jours supplémentaires pour examiner l’opération », a-t-il rappelé, qualifiant ce délai de « raisonnable ».

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« La stratégie qui a toujours été la nôtre (….), c’est le renforcement de l’alliance entre Renault et Nissan. C’est le cœur de la profitabilité de Renault comme de Nissan. On ne va pas changer de stratégie tous les quatre matins », a-t-il affirmé.

M. Le Maire a souligné que toute décision stratégique « suppose que le partenaire japonais soit associé et qu’au bout du compte il soit d’accord », a-t-il souligné. 

Lors de l’assemblée générale, le président de Renault a fait longuement l’éloge de ce projet de fusion avorté qui aurait créé le numéro 3 mondial de l’automobile.

Il a justifié cette initiative par le contexte de la montée en puissance de l’industrie chinoise qui représentera, selon lui, une concurrence redoutable dans les années à venir, et par les investissements colossaux que devront engager les constructeurs pour créer de nouveaux véhicules électriques, autonomes et connectés.

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