La Bourse de Paris catapultée par une formule choc du patron de la Banque centrale européenne

Pour rassurer des marchés inquiets de la baisse des anticipations d’inflation, loin de son objectif annuel, le patron de la Banque centrale européenne Mario Draghi a ressorti sa formule choc de 2013 pour défendre l’euro. Cette volonté farouche dope les marchés et même les banques qui n’ont rien à y gagner bien au contraire.

A la clôture, le gain s’établissait à 5509,73 points, soit une hausse de 2,20 %. Crédit : Istock

La formule a déjà servie mais produit toujours le même effet. Ce mardi matin à Sintra, au Portugal, lors du symposium annuel de la BCE, Mario Draghi à réaffirmé qu’il prendrait toutes les mesures nécessaires pour faire remonter l’inflation de la zone euro. L’équivalent de son « What ever it takes » ou en français, « on fera tout ce qu’il faudra » employé en 2013 pour défendre la monnaie unique. Les propos de Draghi laissent présager une continuation, voire une accentuation de la politique accommodante de Francfort.

Une hausse de 2,20%

Alors qu’avant l’intervention de Mario Draghi, l’index parisien se cherchait, ces propos le catapultaient au-dessus des 5510 points, d’abord avec un bond de 2,26 % à 16h30. A la clôture, le gain s’établissait à 5509,73 points, soit une hausse de 2,20 %. Mieux, les OAT 10 ans passaient fugitivement en territoire négatif. Autant de signaux qui indiquent que la volonté de remonter l’inflation dans la zone euro devient prioritaire alors que depuis mai, ces anticipations de hausse future dévissent bien deçà de l’objectif autour de 2 % par an : 1,14 % attendus lundi dernier contre 1,4 % il y a un mois et demi.

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De bonnes nouvelles pour les salles de marchés

Ce qui signifie plusieurs bonnes nouvelles pour les salles de marché : de nouvelles baisses de taux directeurs ou une accélération des rachats de dettes souveraines quitte à dépasser le plafond légal de 30 % du total des titres émis par les membres de la zone euro. Et de rappeler dans son intervention que la Cour de Justice des Communautés Européennes l’autorisait à à faire preuve de flexibilité, afin de soutenir des marchés prompts à décrocher à la mauvaise nouvelle sur le front des négociations commerciales sino-américaines et du moindre signal avant coureur d’une récession aux Etats-Unis.

Les taux plats et les banques

Un secteur à cependant peu profité de la fermeté affichée de l’homme fort de Francfort : les banques et assurances, avec Société Générale qui ne s’est apprécié que de 2,02 % à 21,57 euros. Pour ces valeurs, la poursuite-amplification de la politique accommodante de la BCE signifie une prolongation de ce régime de taux plats qui ne fait pas bon ménage avec leurs marges.

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