Bourse : ces points à surveiller (de près) cet été

Même si le Cac 40 et les autres indices boursiers se portent très bien, et incitent à envisager un été boursier tranquille, vous avez tout intérêt à surveiller de près les nouvelles en provenance du Golfe persique, de la croissance mondiale, des banques centrales … sans oublier les Tweets tirés par le locataire de la Maison Blanche

La place de Paris conservera-t-elle l'élan du premier semestre propulsant le Cac 40 de plus de 40 %. Crédit : Istock

Tous les clignotants sont au vert… pâle ! La place de Paris conservera-t-elle l’élan du premier semestre propulsant le Cac 40 de plus de 17 % ? Rien ne l’empêche hormis le sentiment croissant qu’une récession pourrait apparaître sur les radars. Les salles de marchés scruteront les signaux émis par les entreprises, les statistiques d’activités et surtout les développements des relations sino-américaines. Au-delà des chiffres et données brutes véhiculées par ces signaux, ce sont surtout la manière dont elles seront reçues qui détermineront l’orientation future de l’indice parisien.

Des stress géopolitiques

Les stress géopolitiques se concentrent vers l’Iran et le Golfe persique. Certes, le cours du baril s’est bien détendu depuis avril dernier, avec un repli de l’ordre de 7 %. Il n’empêche : une escalade des tensions, voire des atteintes à la libre circulation des pétroliers dans ces eaux pousseraient mécaniquement les prix de l’or noir.

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Les espoirs d’une nouvelle baisse des taux directeurs américains s’amenuisent. La Fed prendra sa décision a la fin du mois. Les augures tablent plutôt sur une prolongation du statu quo actuel. Quant à la BCE, elle n’envisage pas de remonter les siens avant la mi-2020. Pour Francfort, comme pour la Banque Centrale chinoise, la priorité est au soutien de l’économie.

Des signes de stabilité en Europe

Aux Etats-Unis, les signaux ‘annonciateurs’ d’un ralentissement, voire d’une récession, se multiplient, comme en témoignent les profits warnings de valeurs très présentes là-bas, telle Sodexo. Il y a aussi des créations d’emplois en-dessous de la moyenne historique et un investissement des entreprises qui décélère. Davantage, comme le pointe La Banque Postale AM, l’indicateur de récession de la Fed atteint 32,8 %, très au-dessus du seuil d’alerte de 30 %. Au Japon comme en Chine, les échos convergent avec une baisse des commandes de machines-outils en repli de 38 % sur un an dans le premier pays, et, dans l’Empire du Milieu un PMI manufacturier a 49,4, soit dans la zone rouge. Malgré un moral en demi-teinte chez ses chefs d’entreprise, l’Europe montre de nombreux signes de stabilité.

Tout repose sur l’issue des négociations commerciales Entre les Etats-Unis, la Chine… et le reste du monde. Ni Donald Trump ni Xi Jiping n’ont intérêt à aller à l’affrontement entraînant leur pays dans une récession. Qui pourrait coûter au premier sa réélection puisqu’aucun président sortant n’a pu être réélu lorsque l’économie ne tourne pas rond. Or, les premières sanctions envers la Chine se traduisent déjà par de sérieuses perturbations des chaînes d’approvisionnement américaines et par ricochet sur les investissements des entreprises. En Europe, nombre d’industriels redoutent des sanctions contre les autos allemandes et leurs équipementiers,  l’aéronautique, l’acier, l’industrie alimentaire, etc. Tous croisent les doigts pour que ce conflit trouve une issue heureuse au cours du sommet du G7 à Biarritz les 26 et 27 août. Et que d’ici-là, aucun Tweet intempestif ne stresse les salles de marché…

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