Bourse : Paris toujours sous le choc face au retour des tensions commerciales entre la Chine et les Etats-Unis

A la mi-journée de la dernière séance de la semaine, le CAC 40 est toujours tiré vers le bas par la reprise brutale des tensions commerciales entre Pékin et Washington.

Le gouvernement chinois menace de prendre des mesures de représailles si Donald Trump mettait sa menace à exécution. Crédit: iStock.

La Bourse de Paris voyait ses pertes s’accentuer vendredi à la mi-journée (-2,85%), toujours sous le choc de la relance de la guerre commerciale entre la Chine et les États-Unis.

A 14h35 , l’indice CAC 40 perdait 158,53 points à 5.398,88 points, dans un volume d’échanges étoffé de 2,2 milliards d’euros. La veille, il avait fini en hausse de 0,70%. La cote parisienne a ouvert sur un net repli de plus de 2% et s’est enfoncée encore un peu plus au cours de la matinée.

Wall Street s’apprêtait à ouvrir aussi en recul, mais plus modéré. Le contrat à terme sur l’indice vedette Dow Jones Industrial Average perdait 0,21%, l’indice élargi S&P 500 0,34% et le Nasdaq, à forte coloration technologique, 0,61%.

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Donald Trump a annoncé jeudi soir son intention d’étendre des droits de douane supplémentaires à toutes les importations en provenance de Chine. Vendredi matin, le gouvernement chinois a retorqué en avertissant qu’il n’aurait d’autre choix que de prendre des mesures de représailles si Donald Trump mettait sa menace à exécution.

« Les menaces de représailles de la Chine ont accentué le mouvement de baisse », a noté Michael Hewson, un analyste de CMC Markets. « Celui qui voudrait qualifier les mouvements sur les marchés ces dernières 24 heures serait en droit d’affirmer qu’il vient juste d’expérimenter le +coup du lapin+ », a-t-il ajouté. « Alors que tout le monde pensait que les banques centrales allaient dicter la tendance, c’est bien le président américain qui a repris la main… », ont souligné pour leur part les experts de Mirabaud Securities Genève.

Dans ce contexte, les publications du jour passaient au second plan. Les investisseurs surveilleront néanmoins le rapport mensuel sur l’emploi américain en début d’après-midi et la balance commerciale pour juin aux États-Unis.

Semi-conducteurs et minières en berne

Sur le terrain des valeurs, la cote et les résultats d’entreprises étaient noyés dans cette vague de pessimisme. En première ligne en matière de commerce international, les matières premières, l’automobile et les semi-conducteurs payaient le prix fort.

ArcelorMittal dévissait de 5,79% à 13,47 euros, à l’instar d’Eramet (-5,20% à 39,39 euros). Faurecia plongeait de 7,05% à 39,69 euros, tout comme Valeo (-6,97% à 26,15 euros), ou Peugeot (-3,69% à 20,37 euros). STMicroelectronics s’enfonçait de 5,73% à 15,95 euros.

Crédit Agricole perdait 4,78% à 10,35 euros alors que l’entité cotée du groupe bancaire mutualiste a publié un bénéfice net pénalisé au deuxième trimestre par une hausse du coût du risque, pesant sur sa banque de financement et d’investissement. 

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Natixis refluait de 0,19% à 3,68 euros, souffrant d’un bénéfice net en chute de 40%, faisant toutefois légèrement mieux que ne l’attendaient les analystes.

Vicat baissait de 3,21% à 39,20 euros, pénalisé par un bénéfice net en fort recul au premier semestre 2019 en raison d’une base de comparaison défavorable, et malgré un chiffre d’affaires en hausse.

Maurel & Prom reculait de 0,17% à 2,93 euros. Le groupe pétrolier a vu son bénéfice net poursuivre son envolée au premier semestre, en dépit d’un repli de son chiffre d’affaires, miné par un retard d’enlèvement d’une partie de sa production au Gabon.

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