La Bourse de Paris rebondit

Le marché parisien ouvrait ce vendredi matin dans le vert. La nervosité devrait toutefois dominer.

Les titres cycliques, sensibles à la conjoncture économique, se reprenaient ce vendredi. Crédit : Istock

La Bourse de Paris rebondissait vendredi matin (+0,78% à 9h53), tentant de se rattraper au terme d’une semaine mouvementée, même si la nervosité devrait encore dominer.

Le marché parisien a ouvert en hausse « dans le sillage de la clôture des marchés américains et d’une détente fragile des relations commerciales entre Pékin et Washington », ont commenté dans une note les analystes de Mirabaud Securities Genève.

Trump va « bientôt parler » au président chinois

Le président américain Donald Trump a en effet affirmé jeudi que la prochaine session de négociations commerciales entre Pékin et Washington programmée début septembre était « toujours prévue ». Il a également répété que la Chine « voulait parvenir à un accord » et qu’il allait « bientôt » parler au président chinois Xi Jinping, qu’il « connaît bien ».

En début de semaine, l’administration Trump avait finalement repoussé de plus de deux mois l’instauration de tarifs douaniers supplémentaires sur une vaste liste de produits grand public importés de Chine comme des téléphones et des jouets. Ce surcroît de taxes devait initialement s’imposer au 1er septembre, avait décrété Donald Trump après avoir été déçu par le dernier round de discussions lorsque ses émissaires, Steven Mnuchin, secrétaire au Trésor et Robert Lighthizer, ambassadeur au Commerce, étaient revenus de Shanghai fin juillet sans grandes avancées.

Les investisseurs devraient par ailleurs continuer à décortiquer la série d’indicateurs publiés jeudi sur l’activité américaine, alors que les marchés boursiers sont affectés par les craintes de récession aux Etats-Unis. « La robustesse des données économiques américaines durant la nuit suggère que l’inversion de la courbe des rendements (obligataires américains) n’est pas le signe avant-coureur d’une récession », a estimé dans une note Stephen Innes, analyste chez Valour Markets. Les ventes au détail ont fait un bond en juillet, dépassant les attentes des analystes, et la productivité a enregistré une progression plus soutenue que prévu au deuxième trimestre.

En revanche, la production industrielle a reculé de 0,2% en juillet par rapport à juin, décevant les attentes des analystes, selon les chiffres de la Réserve fédérale (Fed).

Les marchés ont perdu pied mercredi après une inversion temporaire de la courbe des rendements des bons du Trésor américains à deux et dix ans, signal traditionnel de mauvais augure pour la conjoncture à venir.

Dans ce contexte, les quelques statistiques attendues ce vendredi aux Etats-Unis, parmi lesquelles les mises en chantier de logements pour juillet et la confiance des consommateurs pour le mois d’août, seront particulièrement scrutées par les investisseurs.

Le marché prendra également connaissance du rapport mensuel de l’Opep (Organisation des pays exportateurs de pétrole).

Les cycliques se reprennent

Du côté des valeurs, les titres cycliques, sensibles à la conjoncture économique se reprenaient. Dans le secteur de la métallurgie, Eramet bondissait de 2,10%, ArcelorMittal de 1,63% à 11,63 euros et Vallourec de 1,58% à 2,35 euros.

Les bancaires, elles aussi malmenées au cours de la semaine, retrouvaient un peu d’optimisme, à l’image de Crédit Agricole (+0,42% à 9,95 euros), Natixis (+0,50% à 3,42 euros) ou encore BNP Paribas (+0,32% à 39,73 euros).

Le secteur automobile était lui un peu plus mitigé : Michelin prenait 0,50% à 92,86 euros et Peugeot 0,03% à 18,89 euros tandis que Plastic Omnium reculait de 0,71% à 19,50 euros et Renault de 0,05% à 47,78 euros.

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