La Bourse de Paris prudemment optimiste

La Bourse de Pais se montre prudente en ce lundi de rentrée. La semaine s’avère cruciale outre-Manche sur le dossier du Brexit.

"L'escalade protectionniste a bien franchi un nouveau palier hier entre les Etats-Unis et la Chine. La perspective d'un accord commercial semble toujours éloignée entre les deux puissances, ce qui laisse les marchés de marbre jusqu'à présent", commente Tangi Le Liboux analyste chez Aurel BGC. Crédit : Istock

La Bourse de Paris démarrait la rentrée prudemment lundi (+0,08%), dans une séance qui s’annonce calme du fait de la fermeture des marchés américains pour cause de Labor Day (équivalent d’une fête du travail) et au lendemain de l’entrée en vigueur de nouveaux droits de douane. Vendredi, la place parisienne avait fini sur un rebond technique (+0,56%).

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« Les indices européens sont légèrement en hausse au début de ce nouveau mois boursier mais les gains pourraient être fragiles », observe Neil Wilson, analyste de markets.com. « Dès demain, l’animation devrait être au rendez-vous avec la reprise parlementaire au Royaume-Uni et le retour des cotations outre-Atlantique », prévoit de son côté Tangi Le Liboux,  analyste chez Aurel BGC.

La guerre commerciale sino-américaine continuer à peser

Dimanche, les Etats-Unis ont mis en place, comme prévu, des droits de douane additionnels de 15% portant sur un peu plus de 110 milliards de dollars de biens importés de Chine. Ils s’ajoutent aux plus de 250 milliards de dollars de biens chinois qui étaient déjà surtaxés.

De son côté, la Chine a augmenté les droits de douane sur 75 milliards de dollars de biens américains. Le flou quant à l’issue de ce conflit commercial, qui dure depuis plus d’un an, persistait: même si Donald Trump a assuré vendredi que des entretiens entre Washington et Pékin avaient bien lieu et que la réunion prévue en septembre était maintenue, la partie chinoise n’a pas confirmé la tenue de tels entretiens ou réunions.

« L’escalade protectionniste a bien franchi un nouveau palier hier entre les Etats-Unis et la Chine. La perspective d’un accord commercial semble toujours éloignée entre les deux puissances, ce qui laisse les marchés de marbre jusqu’à présent », commente ainsi Tangi Le Liboux. »La perspective d’un accord prochain ne s’annonce pas positive », estime aussi M. Wilson, considérant que « Trump sera enclin à attendre jusqu’en 2020 avant de chercher une résolution sérieuse ».

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Côté statistiques, l’activité manufacturière en Chine s’est redressée en août après deux mois de recul mais les exportations continuent de chuter sur fond de contentieux commercial avec Washington. En zone euro, les investisseurs regarderont les indices PMI manufacturiers (définitif) pour le mois d’août.

Sur le plan politique, Hong Kong vivait lundi de nouvelles turbulences avec des appels à la grève générale et à un boycott des cours dans les universités, après un weekend marqué par des violences parmi les plus graves depuis le début du mouvement de contestation il y a trois mois.

La semaine s’annonce cruciale outre-Manche. Les parlementaires vont siéger dès mardi pour quelques jours avant la suspension du parlement jusqu’au 14 octobre décidée par le Premier ministre Boris Johnson.

Le négociateur de l’UE Michel Barnier a exclu dimanche de renégocier l’accord de divorce avec le Royaume-Uni, renforçant l’hypothèse d’un Brexit dur le 31 octobre.

En Italie, le Premier ministre désigné Giuseppe Conte a déclaré dimanche qu’il avait l’intention de présenter son nouveau gouvernement de coalition d’ici à mercredi, afin de mettre fin à la crise politique que connaît le pays.

CGG s’envole, ses objectifs réhaussés 

CGG bondissait de 10,21% à 2,04 euros, le marché saluant la révision à la hausse des perspectives 2019 du groupe parapétrolier.

Dans le secteur automobile, Peugeot cédait 0,25% à 20,28 euros et Renault avançait de 0,29% à 52,31 euros après une chute en trompe-l’oeil du marché automobile français en août.

Airbus faisait du surplace (+0,05% à 125,40 euros) après s’être retiré de l’appel d’offres lancé par le gouvernement canadien pour remplacer sa flotte d’avions de chasse.

Vivendi bougeait également peu (-0,04% à 25,42 euros) après avoir affirmé samedi avoir obtenu en justice le droit de prendre part et de voter en tant qu’actionnaire à l’assemblée générale extraordinaire du géant italien des médias Mediaset mercredi.

Les valeurs défensives étaient en tête du palmarès: Pernod Ricard prenait 1,07% à 175,55 euros, Veolia Environnement (+0,97% à 21,96 euros) et Sanofi (+0,97% à 78,87 euros).

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