Inquiète pour l’économie, la Bourse de Paris accentue son recul et perd plus de 2,5%

Lestée par les inquiétudes au sujet de la solidité de l’économie mondiale dans la foulée d’indicateurs américains décevants, la Bourse de Paris accuse le coup.

Le secteur privé a créé 135.000 emplois après 157.000 en août, un chiffre révisé en baisse, là où les analystes s'attendaient à 150.000 créations. Crédit: iStock.

La Bourse de Paris accentuait son recul, mercredi en début d’après-midi, au point de perdre plus de 2,50%, lestée par les inquiétudes au sujet de la solidité de l’économie mondiale dans la foulée d’indicateurs américains décevants.

A 16h55, l’indice CAC 40 perdait 145,62 points (-2,60%) à 5.472 points, dans un volume d’échanges de 1,6 milliard d’euros. La veille, il avait fini en net repli de 1,41%, repassant sous les 5.600 points. La cote parisienne a démarré sur un léger repli et a progressivement accentué ses pertes.

La publication en début après-midi d’un ralentissement des créations d’emplois dans le secteur privé aux Etats-Unis en septembre sont venues s’ajouter aux inquiétudes générées la veille par le recul de l’activité du secteur manufacturier américain pour le même mois qui est tombé à son plus bas niveau depuis dix ans.

Les titres cycliques frappés de plein fouet

Selon l’enquête mensuelle d’ADP publiée mercredi, le secteur privé a créé 135.000 emplois après 157.000 en août, un chiffre révisé en baisse, là où les analystes s’attendaient à 150.000 créations. « Les inquiétudes économiques pèsent sur les actions européennes », a résumé Michael Hewson, un analyste de CMC Markets.

Sur l’indice CAC 40, seul Pernod Ricard se maintenait en milieu d’après-midi dans le vert, fort d’une recommandation revue à la hausse par Jefferies, de « conserver » à « acheter », après que le numéro deux mondial des spiritueux a annoncé mardi la fusion de ses deux filiales Pernod et Ricard, ce qui entraînera un plan de départs volontaires de 190 postes nets.

Les titres cycliques, les plus sensibles à la conjoncture, étaient à l’inverse frappés de plein fouet, à l’instar d’ArcelorMittal (-5,73% à 12,01 euros) ou Michelin (-3,14% à 99,04 euros).

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