Prix de l’action, ouverture du capital… Comprendre l’introduction en Bourse de la FDJ en trois points

Le 21 novembre, la Française des Jeux, jusqu’alors propriété de l’Etat, fera son entrée à la Bourse de Paris. Que se passe-t-il quand une entreprise ouvre son capital au public et devient cotée? Et où va l’argent tiré de la vente des actions ?

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Ouvrir le capital

L’opération par laquelle une entreprise s’introduit en Bourse s’appelle une offre publique initiale (« Initial Public Offering » ou IPO, en anglais). Les titres proposés peuvent soit provenir d’une émission par l’entreprise de nouvelles actions, soit être des actions existantes, cédées par des actionnaires historiques, qui vont ainsi réduire leur part du capital.

Dans le premier cas on parle d’augmentation de capital: l’entreprise récupère l’argent obtenu, éventuellement pour financer des projets ou des investissements, ou éponger ses dettes. Dans le second cas, l’argent versé par les acquéreurs des titres est empoché par les actionnaires historiques, l’Etat pour ce qui concerne la FDJ.

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L’acquéreur, qu’il soit un particulier, un salarié ou un investisseur institutionnel comme un fonds d’investissement par exemple, devient actionnaire de l’entreprise: il détient une part du capital. Cela lui donne le droit de voter aux assemblées générales — avec un poids dans le vote proportionnel à sa part du capital — et lui permet de toucher des dividendes, en proportion des bénéfices éventuellement réalisés, si l’entreprise décide de distribuer ces dividendes.

Prix de l’action

Lorsqu’elle entre en Bourse, une société peut choisir où ses actions vont être cotées, c’est-à-dire dans quel pays, mais aussi sur quel type de marché. Différents segments existent selon la taille de l’entreprise et ses objectifs de développement.

Par ailleurs, s’introduire en Bourse à Paris ne signifie pas forcément intégrer l’indice CAC 40, qui regroupe les 40 plus grosses entreprises, comme le géant du luxe LVMH ou celui du pétrole Total. Sa composition est établie par un Conseil scientifique des indices, qui se réunit chaque trimestre. 

Afin de fixer le premier prix de l’action, l’entreprise détermine tout d’abord, en accord avec les banquiers désignés pour la conseiller, une fourchette au sein de laquelle les investisseurs institutionnels indiquent par la suite combien ils sont prêts à payer par action. 

De leur côté, les particuliers donnent seulement le montant total qu’ils veulent verser. Le prix d’introduction est arrêté en fonction de la demande exprimée par chacun de ces groupes d’investisseurs.

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Les actions vont ensuite s’échanger à la Bourse, elles deviennent alors « cotées ». Leurs cours évolue au gré des anticipations des investisseurs quant à l’évolution des bénéfices de l’entreprise. Il peut varier à la hausse ou à la baisse. C’est donc un placement potentiellement risqué.

En multipliant le nombre total d’actions en circulation par leur cours de Bourse à un moment donné, on obtient la valorisation de l’entreprise, appelée aussi capitalisation boursière.

Dans le cas de la Française des Jeux, qui ne compte actuellement que 200.000 actions, la valeur nominale de chaque action va être divisée par 955 avant l’entrée en Bourse, afin de rendre leur prix plus accessible, ce qui fera grimper leur nombre à 191 millions.

Devoir de transparence

En devenant cotée, une entreprise accède à un marché réglementé, ce qui implique une plus grande transparence, via un certain nombre d’obligations réglementaires, notamment en matière de communication. 

Avant même son introduction en Bourse, l’entreprise doit ainsi fournir un document appelé « prospectus », qui est approuvé par un « visa » du gendarme boursier (l’Autorité des marchés financiers dans le cas de la France).

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Ce document précise les modalités de l’entrée en Bourse et un certain nombre d’informations sur l’activité de l’entreprise, son organisation, les risques auxquels elle est exposée ou encore ses performances financières passées, afin que les investisseurs décident en connaissance de cause.

Une fois cotée, l’entreprise devra communiquer régulièrement ses résultats financiers ainsi que toute information susceptible d’influer sur son cours de Bourse.

Rédaction Mieux Vivre avec AFP

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