L’AMF requiert 700.000 euros d’amende contre une société d’édition financière

Il est reproché au Quotidien de Paris Editions d’avoir émis des recommandations d’investissement « très favorables » sur le titre de Prologue, sans avoir fait état de ses relations commerciales avec l’entreprise.

Il est reproché au Quotidien de Paris Editions d'avoir émis à si reprises des recommandations d'investissement "très favorables" au sujet du titre de Prologue, sans avoir fait état de ses relations commerciales avec cette entreprise.

L’Autorité des marchés financiers (AMF) a réclamé vendredi 700.000 euros d’amende contre la société éditrice de publications financières Le Quotidien de Paris Editions, pour avoir recommandé d’investir dans l’entreprise d’informatique Prologue, sans dévoiler ses liens avec elle.

Une sanction de 750.000 euros a également été requise à l’encontre de Prologue, dans le cadre d’une autre affaire concernant une offre publique d’échange d’actions (OPE).

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Concernant Le Quotidien de Paris Editions (QPE), il lui est reproché d’avoir émis à six reprises, entre septembre 2014 et juillet 2015, des recommandations d’investissement « très favorables » au sujet du titre de Prologue, sans avoir fait état de ses relations commerciales avec cette entreprise.

Au cours de la même période, Prologue a versé un million d’euros à la société d’édition pour rémunérer l’impression de cartes de voeux, la diffusion de lettres à ses actionnaires et plus de 500 abonnements à la lettre « La Bourse » au profit de ses employés et prospects (clients potentiels).

« Les relations commerciales entre Prologue et QPE elles existent mais elles sont loin d’être aussi significatives », a rétorqué l’un des avocats de la société éditrice.

Un « conflit d’intérêt significatif »

Selon lui, les facturations de services ont eu lieu sur une plus longue période (de février 2014 à octobre 2015) et les abonnements se lissaient sur trois ans.

Le Quotidien de Paris Editions a également fait valoir qu’il décrivait ses liens capitalistiques avec Prologue dans les mentions légales de ses sites internet.

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Mais pour le collège de l’AMF, la société devait tout de même dévoiler le « conflit d’intérêt significatif, résultant de la perception » d’une rémunération.

En ce qui concerne la deuxième affaire, Prologue est accusée d’avoir lancé en 2015 une OPE sur la société d’informatique O2I, alors que l’AMF avait déclaré son projet non conforme, ce qui représente une atteinte aux règles de bon fonctionnement du marché.

Enfin, le collège de l’AMF a requis une amende de 30.000 euros contre le journaliste et homme d’affaires à la tête de Quotidien de Paris Editions, Nicolas Miguet, accusé de ne pas avoir déclaré en 2015 un franchissement de seuil de détention de droits de vote de Prologue.

La Commission des sanctions doit rendre sa décision dans les semaines à venir.

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