Se connecter S’abonner

La Bourse de Paris doublement enjouée

L’accalmie sur le front des tensions américano-iraniennes rassure le marché parisien qui évolue dans le positif depuis son ouverture.

La Bourse de Paris se réjouissait jeudi (+0,55%) non seulement de l’accalmie des tensions au Moyen-Orient mais surtout de la confirmation de la signature prochaine de l’accord commercial partiel sino-américain. A 10h00, l’indice CAC 40 avançait de 33,33 points à 6 064,32 points. La veille, la cote parisienne avait fini en légère hausse (+0,31%).

« La page de la crise iranienne est déjà tournée, sur les marchés en tous cas », commente Tangi Le Liboux, analyste pour Aurel BGC. « A chaque conflit déclenché par Donald Trump, les Bourses résistent, puis battent de nouveaux records quand le conflit s’éteint, même si cette extinction n’est jamais définitive et que le conflit demeure, mais à plus faible intensité », poursuit-il.

Le risque géopolitique venu du Moyen-Orient avait calmé quelque peu les ardeurs des marchés lors des trois dernières séances, sans les faire plier pour autant.

A LIRE >>> Bourse: ces 10 actions peuvent tirer leur épingle du jeu en 2020

Le président américain Donald Trump a joué mercredi la carte de l’apaisement après des tirs de missiles iraniens sur des bases abritant des soldats américains en Irak. Il a certes annoncé l’imposition immédiate de nouvelles sanctions économiques contre la République islamique, mais n’a pas évoqué de réponse militaire, éloignant pour l’heure le spectre d’une escalade.

Accord commercial partiel

Jeudi, les investisseurs pouvaient se réjouir en outre de la concrétisation prochaine de la signature programmée le 15 janvier de l’accord commercial partiel entre la Chine et les Etats-Unis. Le ministère chinois du Commerce a confirmé que le vice-Premier ministre Liu He se rendrait à Washington du 13 au 15 janvier pour signer l’accord préliminaire conçu comme une trêve dans la guerre commerciale sino-américaine.

Reste que la Banque Mondiale a révisé à la baisse ses prévisions de croissance pour 2019 (à 2,4%) et 2020 (à 2,5%). Selon l’institution, la croissance sera bien inférieure cette année à celle enregistrée en 2017 (+3,2%) avant le déclenchement de la guerre commerciale sino-américaine et à celle de 2018 quand elle était encore de 3%.

Par ailleurs, au Royaume-Uni, après trois ans et demi de blocages à Westminster, les députés britanniques doivent donner jeudi leur feu vert au Brexit le 31 janvier.

En zone euro, l’agenda est essentiellement allemand avec une chute de 2,3% des exportations en novembre, accompagnée d’un repli de l’excédent commercial à 18,3 mds EUR, mais un rebond de 1,1% de la production industrielle. Aux Etats-Unis, l’attention sera portée sur les créations d’emplois. En Chine, les prix à la consommation ont continué à augmenter le mois dernier, poussés par le doublement sur un an du prix du porc, pour culminer à +4,5% comme en novembre.

Sodexo sanctionné

Tout en bas du CAC 40, Sodexo perdait 4,43% à 102,55 points en raison notamment de la baisse de son activité en Amérique du Nord, zone comptant pour environ 45% de son chiffre d’affaires.

En revanche sur le SBF 120, Air France-KLM grimpait de 4,07% à 9,82 euros, porté par la hausse de 0,8% à 7,7 millions le nombre de passagers transportés en décembre par rapport au même mois de 2018.

DBV Technologies bondissait de 17,64% à 23,66 euros, soutenu par des résultats « positifs » d’une étude de long terme sur son produit phare contre l’allergie à l’arachide Viaskin Peanut.

A LIRE >>> OPA de Capgemini sur Altran: le fonds Elliott juge l’offre « encore moins attractive »

LDC progressait de 1,40% à 108,50 euros grâce à la hausse de 6,8% à 1,1 milliard d’euros de ses ventes de volailles au troisième trimestre de son exercice 2019-2020.

TFF Group reculait de 2,93% à 36,40 euros, pénalisé par la baisse son objectif de croissance des ventes pour l’exercice 2019-20, notamment en raison de la sécheresse qui a touché les vignobles européens l’été dernier.

Danone montait de 0,88% à 73,22 euros , bénéficiant d’une hausse de recommandation à « neutre » contre « vendre » par Goldman Sachs.

Ipsen grappillait 0,30% à 82,55 euros en dépit de la baisse de recommandation sur le titre par Jefferies à « conserver » contre « acheter ».