La Bourse de Paris reste positive à mi-séance

En territoire positif depuis l’ouverture ce jeudi, le marché parisien semble rassuré après l’apaisement des tensions géopolitiques.  

Tout en bas du CAC 40, Sodexo perdait 5,17% à 101,70 points en raison notamment de la baisse de son activité en Amérique du Nord. Crédit: iStock.

La Bourse de Paris faisait preuve d’optimisme jeudi à la mi-journée (+0,17%), aidée par la désescalade au Moyen-Orient et un rebond de la production industrielle allemande en attendant la signature toute proche d’un accord commercial partiel entre Pékin et Washington. A 14h39, l’indice CAC 40 gagnait 10,64 points à 6 041,50 points dans un volume d’échanges de 1,1 milliard d’euros. La veille, il avait fini en légère hausse (+0,31%). La cote parisienne est restée en territoire positif depuis l’ouverture.

Wall Street s’apprêtait de son côté à ouvrir en hausse. Le contrat à terme sur l’indice vedette Dow Jones Industrial Average avançait de 0,38%, celui sur l’indice élargi S&P 500 de 0,36% et celui sur le Nasdaq, à forte coloration technologique, de 0,53%.

D’une part, « le plus fort des tensions entre les États-Unis et l’Iran paraissent, au moins pour le moment, mises derrière », commente Hervé Goulletquer directeur adjoint de la recherche à La Banque Postale Asset Management (LBPAM). D’autre part, « les marchés ont entendu ce qu’ils avaient besoin d’entendre et sont prêts à reporter leur attention sur la signature de l’accord commercial de phase un entre les États-Unis et la Chine », observe pour sa part Jasper Lawler, analyste pour London Capital Group. « Les investisseurs espèrent que l’accord, supposé être signé la semaine prochaine, va ôter la plus grande source d’incertitude sur la conjoncture économique, et ouvrir la voie à la reprise des investissements cette année. »

Accord préliminaire

Le ministère chinois du Commerce a confirmé que le vice-Premier ministre Liu He se rendrait à Washington du 13 au 15 janvier pour signer cet accord préliminaire, conçu comme une trêve dans la guerre commerciale sino-américaine qui a affaibli la confiance des investisseurs et pèse sur la croissance économique.

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La Banque Mondiale a révisé jeudi à la baisse ses prévisions de croissance pour 2019 (à 2,4%) et 2020 (à 2,5%). La croissance serait ainsi bien inférieure cette année à celle enregistrée en 2017 (+3,2%) avant le déclenchement de la guerre commerciale sino-américaine et à celle de 2018 quand elle était encore de 3%.

« Désormais, la suite dépendra de la capacité des indicateurs économiques à rebondir en profitant des soulagements de fin 2019 », que ce soit l’apaisement dans les tensions commerciales sino-américaines ou l’avancée sur le Brexit, relève Franklin Pichard, directeur général de Kiplink Finance.

Sodexo blâmé

A ce sujet, le gouverneur de la Banque d’Angleterre Mark Carney a déclaré jeudi entrevoir une « réduction » des incertitudes liées au Brexit depuis les élections de décembre, qui ont conféré une majorité écrasante au Premier ministre Boris Johnson, tout en prévenant qu’un rebond de l’économie « n’est pas assuré ». Les députés britanniques doivent donner jeudi leur feu vert au Brexit prévu le 31 janvier.

La production industrielle allemande a rebondi en novembre (+1,1%) tandis qu’une baisse des exportations a plombé l’excédent commercial, brossant un tableau contrasté d’une première économie européenne toujours au ralenti.

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Tout en bas du CAC 40, Sodexo perdait 5,17% à 101,70 points en raison notamment de la baisse de son activité en Amérique du Nord, zone comptant pour environ 45% de son chiffre d’affaires.

En revanche sur le SBF 120, Air France-KLM grimpait de 4,39% à 9,85 euros, porté par la hausse de son trafic passagers (+0,8%) en décembre par rapport au même mois de 2018.

DBV Technologies bondissait de 21,41% à 24,50 euros, soutenu par des résultats « positifs » d’une étude de long terme sur son produit phare contre l’allergie à l’arachide Viaskin Peanut.

LDC progressait de 1,40% à 108,50 euros grâce à la hausse de 6,8% à 1,1 milliard d’euros de ses ventes de volailles au troisième trimestre de son exercice 2019-2020.

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