La Bourse de Paris s’élance dans le vert, dynamisée par Wall Street

Les sommets inédits encore atteints par Wall Street et la session positive en Asie ont relancé la place parisienne qui végétait depuis le début de la semaine.

L'Union européenne a annoncé qu'elle saisirait l'Organisation mondiale du commerce (OMC) si l'accord commercial préliminaire signé entre Pékin et Washington entraîne des "distorsions commerciales". Crédit: iStock.

La Bourse de Paris a débuté en hausse vendredi (+0,74%), dynamisée par les nouveaux records de Wall Street et tentant de sortir de la torpeur dans laquelle elle est installée depuis le début de la semaine. A 9h57, l’indice prenait 44,79 points à 6 083,77 points. La veille, il avait fini très légèrement dans le vert (+0,11%).

« Les investisseurs n’ont pas été impressionnés par l’accord commercial entre les États-Unis et la Chine qui est déjà critiqué », a noté Christopher Dembik, responsable de la recherche économique chez Saxo Banque. « Alors que les marchés américains ont continué à aller toujours plus haut, les indices européens se sont montrés tièdes », a souligné pour sa part Michael Hewson, un analyste de CMC Markets. 

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Mais les sommets inédits encore atteints par Wall Street et la session positive en Asie ont relancé la place parisienne qui végétait depuis le début de la semaine, en se projetant déjà au-delà de la signature effective depuis mercredi d’un premier accord commercial pourtant très attendu entre la Chine et les Etats-Unis mercredi, après 18 mois de bras de fer. 

« Une des raisons de la sous-performance des indices en Europe est liée à la faible reprise économique dans la région et aux craintes que le président Trump puisse tourner son attention vers l’Europe en matière commerciale », après l’accord sino-américain, a estimé M. Hewson.

Le dossier des droits de douane sur le secteur automobile n’a pas fait partie des discussions à Washington avec les responsables américains, a assuré sur ce point jeudi le commissaire européen au Commerce Phil Hogan, qui y voit une « bonne nouvelle » pour l’Allemagne.

L’Union européenne (UE) a par ailleurs annoncé qu’elle saisirait l’Organisation mondiale du commerce (OMC) si l’accord commercial préliminaire signé entre Pékin et Washington entraîne des « distorsions commerciales » au détriment des entreprises européennes, a déclaré vendredi son ambassadeur en Chine.

Du côté des indicateurs, les mises en chantier de logements aux États-Unis et la production industrielle pour décembre sont attendus tout comme la confiance des consommateurs en janvier. La Chine a publié pour sa part une série de statistiques, à commencer par sa croissance en 2019 tombée à son plus bas en près de 30 ans. Les ventes de détail se sont pour leur part maintenues en décembre au même niveau que le mois précédent (8%).

La distribution en berne

Sur le terrain des valeurs, le secteur de la distribution était largement pénalisée par l’annonce de l’impact négatif des grèves sur leurs résultats.

Fnac Darty plongeait de 11,67% à 44,74 euros après avoir averti que ses résultats au quatrième trimestre seraient affectés par un manque à gagner de 70 millions d’euros en décembre en raison des mouvements sociaux contre la réforme des retraites qui ont secoué la France.

Casino s’enfonçait de 10,24% à 34,79 euros, affecté par le repli en 2019 de son chiffre d’affaires de 5,46% à 34,6 milliards d’euros, du fait de la sortie des comptes de Leader Price, en cours de cession à l’allemand Aldi.

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Dans leur sillage, Carrefour reculait de 2,39% à 14,48 euros.

Renault prenait pour sa part 1,29% à 40,05 euros. Le groupe a enregistré une baisse de ses ventes mondiales de 3,4% en 2019, mais un peu moins fortement toutefois que le marché, à 3,75 millions de véhicules, limitant les dégâts grâce au succès de sa gamme « low-cost ».

Sodexo profitait (+1,72% à 100,80 euros) d’un relèvement de sa recommandation à « acheter » par Berenberg.

A l’inverse, plusieurs valeurs immobilières étaient pénalisées par un abaissement de leurs recommandations par Goldman Sachs. Unibail-Rodamco reculait de 0,48% à 134,40 euros, Gecina de 0,60% à 165,60 euros et Icade de 1,06% à 98,40 euros.

Virbac bénéficiait (+4,04%) d’un chiffre d’affaires en solide progression en 2019, soutenu par son activité dans l’ensemble des régions et a confirmé ses objectifs pour 2020.

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