La Bourse de Paris sur une note négative

Après s’être stabilisée à l’équilibre mercredi à la mi-journée (+0,09%), la Bourse de Paris a basculé dans le négatif, les investisseurs étant absorbés à la fois par la propagation du coronavirus en provenance de Chine et par des publications de résultats. A 16h22 l’indice CAC 40 (-0,26%) reculait de 16,52 points à 6 029,97 points dans un volume d’échanges d’environ 900 millions d’euros. La veille, il avait fini en repli de 0,54%.

Wall Street se préparait de son côté à ouvrir dans le vert. Le contrat à terme sur l’indice vedette Dow Jones Industrial Average prenait 0,28%, celui de l’indice élargi S&P 500 0,42% et celui du Nasdaq, à forte coloration technologique 0,71%.

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« Les investisseurs profitent de la baisse des cours d’hier pour effectuer des achats à bon compte, rassurés par la réaction des autorités chinoises alors que l’épidémie frappe au moment du nouvel an », observe Franklin Pichard, directeur général de Kiplink Finance. 

Le bilan du nouveau coronavirus s’est encore alourdi mercredi en Chine. Les autorités ont fait état de neuf morts et averti que le virus pourrait « muter » et se propager plus facilement. Elles ont également annoncé des mesures de prévention. Un comité ad hoc de l’Organisation mondiale de la santé (OMS) se réunissait mercredi à Genève pour déterminer s’il convient de déclarer une « urgence de santé publique de portée internationale ».

Les investisseurs se souviennent que lors de l’épisode du Sras (syndrome respiratoire aigu sévère) en 2002-2003, ce sont les pays asiatiques qui avaient été le plus touchés et que l’impact avait été marginal aux Etats-Unis et en Europe. Néanmoins, en Chine surtout, « les structures de l’économie ont changé en plus de 15 ans. Le poids des services et de la consommation est dorénavant plus élevé. A ce titre, et toutes choses égales par ailleurs, l’impact, à amplitude donnée de l’épidémie, pourrait être plus fort », souligne dans une note, Hervé Goulletquer de LBPAM.

En matière de politique commerciale, le ton n’était pas à la plaisanterie non plus. Les Etats-Unis envisagent d’imposer des droits de douane punitifs de 25% sur le secteur automobile, en cas de taxation « arbitraire » en Europe sur les entreprises numériques, a affirmé mercredi à Davos le secrétaire au Trésor Steven Mnuchin, répétant de précédentes menaces de Washington.

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La veille, la menace contre le secteur automobile semblait pourtant s’amoindrir, Donald Trump ayant indiqué que des discussions allaient être engagées en vue de signer un « accord commercial » avec l’Union européenne.

La vigilance sera aussi de mise alors que le rythme des publications de résultats d’entreprises s’accélère et que de nombreux indicateurs économiques vont égrener les prochaines séances. Des chiffres immobiliers aux Etats-Unis sont attendus dans l’après-midi.

Soitec déçoit, Amundi salué

Airbus montait de 1,92% à 137,40 euros, le Soudan ayant annoncé que l’avionneur européen était en discussion pour vendre huit nouveaux appareils à sa compagnie aérienne nationale.

Amundi grimpait de 2,87% à 73,55 euros, porté par l’annonce du rachat en vue de 100% du capital de la filiale de la banque Banco Sabadell spécialisée dans la gestion d’actifs en Espagne, pour un montant de 430 millions d’euros.

Alstom gagnait 2,19% à 46,19 euros. Selon l’agence Bloomberg, citant des personnes proches du dossier, le groupe a mené des discussions préliminaires avec le groupe canadien Bombardier ces derniers mois en vue d’un possible rapprochement de leurs activités ferroviaires. 

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Soitec chutait de 11,40% à 85,10 euros. Le groupe confirme s’attendre à une croissance du chiffre d’affaires d’environ 30% sur l’ensemble de l’exercice, à périmètre et taux de change constants. Mais il déçoit sur son taux de croissance oganique du troisième trimestre. 

Elior se repliait de 1,91% à 12,86 euros, pénalisé par le recul de son chiffre d’affaires de 0,7% au premier trimestre de son exercice décalé 2019/2020.

Vranken Pommery Monopole cédait 0,75% à 19,80 euros, le groupe prévoyant un recul de ses résultats annuels.

Sanofi pâtissait (-1,21% à 90,25 euros) d’une baisse de recommandation à « maintenir » contre « acheter » par Liberum.

ADP profitait en revanche (+1,38% à 176,50 euros) d’un début de suivi sur le titre par Deutsche Bank sur une recommandation à « acheter ».

Rédaction Mieux Vivre avec AFP

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