La Bourse de Paris relève un peu la tête malgré le coronavirus

Après une séance chaotique ce lundi, le CAC 40 retrouve des couleurs et évolue en légère hausse, malgré les craintes autour de la propagation du coronavirus chinois.

L'économie chinoise ne sortira pas indemne des différentes mesures déjà prises pour tenter d'endiguer la propagation du virus. Crédit: iStock.

La Bourse de Paris démarrait la journée de mardi en légère hausse (+0,31%), un rebond principalement technique après les lourdes pertes essuyées la veille, l’inquiétude concernant la propagation du coronavirus chinois étant loin d’être dissipée. A 09H25 (08H25 GMT), l’indice CAC 40 prenait 9,31 points à 5 872,33 points. La veille, la cote parisienne avait fini en net recul (-2,68%).

« La question n’est plus de savoir si mais à quel point l’économie chinoise et l’économie mondiale vont être +impactées+ par le coronavirus au premier trimestre de cette année », estime Christopher Dembik, responsable de la recherche économique chez Saxo Banque. 

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Une inquiétude qui semble partagée par les investisseurs asiatiques, puisqu’à Tokyo, la Bourse a fini en baisse de 0,55%, après avoir perdu, comme la plupart des places boursières dans le monde, plus de 2% lundi. Le bilan de cette épidémie de pneumonie virale atteint désormais 106 morts et plus de 4.500 personnes contaminées. Une cinquantaine d’autres malades ont été répertoriés dans le reste du monde, et une douzaine de pays ont été atteints par le virus, de l’Asie et l’Australie à l’Europe et à l’Amérique du Nord.

La quasi-totalité de la province du Hubei où se trouve la ville de Wuhan, épicentre du virus, est confinée. « Avec la mise en quarantaine d’environ 16 villes, de 50 millions d’habitants et l’extension des vacances du Nouvel An, il est probable que la croissance au premier trimestre de cette année chute sous 6% pour la première fois depuis que le PIB trimestriel est publié », prédit M. Dembik. « Les investisseurs sont inquiets que cette crise sanitaire entraîne une chute de l’activité économique dans un pays qui est déjà en train de ralentir », renchérit David Madden, de CMC Markets. 

Airbus en tête

Difficile d’imaginer en effet que l’économie chinoise sortira indemne des différentes mesures déjà prises pour tenter d’endiguer la propagation du virus. L’Allemagne et les Etats-Unis déconseillent d’ores et déjà de se rendre en Chine, la Mongolie a fermé ses points de passage routiers avec son voisin et de nombreux pays préparent le rapatriement de leurs expatriés à Wuhan.

Côté chinois, Pékin a non seulement décidé de prolonger de trois jours les longs congés du Nouvel an et a recommandé à ses ressortissants de « reporter » leurs voyages « sans nécessité » à l’étranger, après avoir suspendu depuis lundi les voyages en groupe.

Les indicateurs économiques de la journée pourraient donc être reléguées au second plan dans l’esprit des investisseurs. Ils surveilleront néanmoins les commandes de biens durables et la confiance des consommateurs aux Etats-Unis. 

Côté valeurs, le luxe était l’un des principaux moteurs de ce rebond de la cote parisienne, après les lourdes pertes de la veille.

LVMH (+1,03% à 558,30 euros), Kering (+1,08% à 405,35 euros) comme Hermès (+0,38% à 683 euros), des marques très exposées au marché chinois, étaient en hausse. 

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Airbus caracolait en tête de l’indice (+2,74% à 136,54 euros) porté par un « accord de principe » signé avec les autorités françaises, britanniques et américaines, en particulier face à des allégations de « corruption ».

Interparfums prenait 2,66% à 38,60 euros, porté par une croissance solide (+6,4%) en 2019 et la confirmation de ses objectifs de ventes pour 2020.

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