La Bourse de Paris reprend son souffle à mi-séance après les pertes de la veille

L’indice phare de la Bourse de Paris retrouve des couleurs après un lundi marqué par les craintes autour du coronavirus. Côté Valeurs, Airbus est à la fête.

La facture économique du coronavirus pourrait être élevée pour la Chine qui a notamment prolongé de trois jours les congés annuels du Nouvel an. Crédit: iStock.

La Bourse de Paris évoluait en légère hausse mardi à la mi-journée (+0,49%), les investisseurs reprenant leur souffle après une séance de nette baisse la veille en raison des inquiétudes que le coronavirus fait peser sur l’économie chinoise, voire mondiale.  A 13h55, l’indice CAC 40 prenait 28,49 points à 5 891,51 points. Après une ouverture en hausse, la place parisienne a passé une partie de la matinée autour de l’équilibre avant de reprendre un peu de hauteur.

Wall Street se préparait de son côté à ouvrir dans le vert. Le contrat à terme sur l’indice vedette Dow Jones Industrial Average progressait de 0,33%, celui de l’indice élargi S&P 500 de 0,41% et celui du Nasdaq, à forte coloration technologique, de 0,61%. « Les investisseurs sont prudents alors que la peur autour du coronavirus circule toujours », estime David Madden, analyste chez CMC Markets. 

A LIRE >>> Calendrier du Brexit : les prochaines étapes du grand départ du Royaume-Uni

Le bilan de cette épidémie de pneumonie virale atteint désormais 106 morts et plus de 4.500 personnes contaminées. Une cinquantaine d’autres malades ont été répertoriés dans le reste du monde, et une douzaine de pays ont été atteints par le virus, de l’Asie et l’Australie à l’Europe et à l’Amérique du Nord.

Les dernières nouvelles ne sont pas forcément rassurantes, après la découverte d’une contamination entre humains en Allemagne. De nombreux pays ont annoncé préparer le rapatriement de leurs expatriés vivant à Wuhan, l’épicentre de la contagion dont la région est désormais coupée du monde. Les premiers rapatriés français par exemple arriveront en fin de semaine, a annoncé la ministre de la Santé Agnès Buzyn. 

Airbus à la fête

La facture économique pourrait être élevée pour la Chine qui a notamment prolongé de trois jours les congés annuels du Nouvel an, période déjà traditionnellement calme sur le plan des affaires. 

« Avec la mise en quarantaine d’environ 16 villes, de 50 millions d’habitants et l’extension des vacances du Nouvel An, il est probable que la croissance au premier trimestre de cette année chute sous 6% pour la première fois depuis que le PIB trimestriel est publié », a affirmé Christopher Dembik, responsable de la recherche économique chez Saxo Banque. « La question n’est plus de savoir si mais à quel point l’économie chinoise et l’économie mondiale vont être +impactées+ », ajoute-t-il. 

Les experts de Mirabaud Securities Genève listent une série de secteurs qui risquent de payer cher la propagation de ce nouveau virus: le tourisme au sens large en raison des « annulations des vacances vers les zones contaminées », les compagnies aériennes avec une diminution des voyages ou encore le secteur de l’assurance-réassurance, en raison de « l’impact sur le remboursement des médicaments » notamment. 

Les indicateurs économiques attendus avec les commandes de biens durables et la confiance des consommateurs aux Etats-Unis risquent, dans ce contexte, de passer au second plan. 

Du côté des valeurs, les secteurs les plus exposés au marché chinois qui ont subi de lourdes pertes lundi étaient en ordre dispersé à la mi-journée.

Si LVMH montait (+0,74% à 403,95 euros), Kering (-0,56% à 549,50 euros) et Hermès (-0,50% à 677 euros) restaient dans le rouge. 

A LIRE >>> Louis Vuitton reste la marque française la plus puissante

Airbus était bien orienté (+1,17% à 134,46 euros) grâce à un « accord de principe » signé avec les autorités françaises, britanniques et américaines, en particulier face à des allégations de « corruption ». 

Renault montait légèrement (+0,13% à 35,15 euros) après avoir annoncé la convocation d’un conseil d’administration dans l’après-midi destiné à valider la nomination comme directeur général de Luca de Meo, débauché de Volkswagen.  

Interparfums prenait 1,46% à 38,15 euros, porté par une croissance solide (+6,4%) en 2019 et la confirmation de ses objectifs de ventes pour 2020.

Sur le même thème

Actualités marchés financiers CAC 40

Réactions et commentaires

Sur la même thématique