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Coronavirus : des menaces sérieuses sur l’économie mondiale selon l’OCDE

L’OCDE a revu à la baisse ses prévisions de croissance pour l’économie mondiale pour 2020 en raison des effets du coronavirus. La croissance mondiale pourrait être réduite de moitié si l’épidémie prenait de l’ampleur.

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L’OCDE a revu à la baisse ses prévisions de croissance pour l’économie mondiale pour 2020. En cause, l’impact du coronavirus. Elle table désormais sur une croissance mondiale de 2,4% contre 2,9% auparavant. Un scénario qui se fonde sur une hypothèse optimiste : le pic de la maladie en Chine est atteint au premier trimestre, et dans les autres pays, l’épidémie se révèle plus modérée et circonscrite.

« Les restrictions à la circulation des personnes, des biens et des services, et les mesures d’endiguement de l’épidémie telles que les fermetures d’usines ont réduit sensiblement l’activité manufacturière et la demande intérieure en Chine », constate l’organisation internationale, qui estime que la croissance chinoise « passera en-dessous de la barre de 5% ».

De leur côté, les répercussions sur les voyages d’affaires et de tourisme, ainsi que les produits de base, les perturbations dans les chaînes d’approvisionnement, ou encore les effets négatifs sur la confiance expliquent les révisions à la baisse pour l’ensemble des pays du G20.

La croissance de la France est ainsi ramenée à 0,9% et celle de la zone euro à 0,8%, en recul toutes les deux de 0,3%. Les Etats-Unis s’en sortiraient mieux avec une croissance de 1,9% et un recul limité de 0,1%.

Une croissance mondiale réduite de moitié

Mais ce scénario pourrait s’avérer encore trop optimiste. Selon l’OCDE, « une épidémie plus durable et plus importante de coronavirus, qui se propagerait à la région Asie-Pacifique, l’Europe et l’Amérique du Nord, assombrirait considérablement l’horizon ». Dans cette hypothèse, la croissance mondiale pourrait « tomber à 1,5% en 2020, la moitié du taux de croissance prévu avant la survenue de l’épidémie ». La reprise s’avèrerait alors plus progressive tout au long de 2021.

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Pour éviter les scénarios catastrophe, l’organisation internationale prône une réaction énergique et rapide des gouvernements face au virus sous la forme :

  • De mesures efficaces pour prévenir l’infection et la contagion, et pour préserver les revenus des groupes sociaux et des entreprises vulnérables ;
  • De mesures macroéconomiques de soutien à l’activité une fois l’épidémie maîtrisée pour favoriser le rétablissement de la confiance ;
  • D’actions coordonnées des gouvernements du G20 si la croissance venait à rester modérée plus longtemps que prévu afin de restaurer la confiance et d’aider les économies les plus faibles.