Les groupes du CAC 40 ont engrangé près de 80 milliards d’euros de bénéfices en 2019

L’exercice 2019 s’est révélé de très bonne facture pour les fleurons du CAC 40, à quelques exceptions près (Renault, TechnipFMC, …).

Comme l'an dernier, Total est le champion français des profits. Crédit: iStock.

Les entreprises du CAC 40 ont dégagé près de 80 milliards d’euros de bénéfices net cumulés l’an dernier, un chiffre en léger recul par rapport à 2018, selon un décompte réalisé par l’AFP.

En intégrant les résultats d’Essilor, dernier groupe du CAC 40 à avoir publié son bilan financier, le bénéfice cumulé des plus grosses entreprises françaises a atteint très précisément 79,5 milliards d’euros.

Cela représente une baisse de 11,27% par rapport au chiffre de l’année précédente (88,37 milliards d’euros) et de 17,65% par rapport au pic atteint en 2017 (96,54 milliards d’euros).

Malgré cette baisse, les bénéfices enregistrés par les grands groupes français sont restés « solides », souligne auprès de l’AFP Frédéric Rozier, gérant de portefeuille chez Mirabaud France, qui évoque des résultats « de très bonne facture ».

Le chiffre d’affaires cumulé des fleurons français a ainsi atteint 1.387 milliards d’euros. C’est 46 milliards de plus qu’en 2018 (1.341 milliards) et 95 milliards de plus qu’en 2017 (1.292 milliards).

Une année faste pour LVMH

Comme en 2019, Total arrive en tête du classement, avec 10 milliards d’euros de bénéfices, devant BNP Paribas (8,17 milliards) et LVMH, qui a connu une nouvelle année faste avec 7,17 milliards de bénéfices et 53 milliards de chiffre d’affaires.

Au-delà de LVMH, « le secteur du luxe s’est très bien comporté », avec « des résultats supérieurs à ceux dégagés par leurs concurrents étrangers », détaille Frédéric Rozier.

Le secteur des banques et des assurances a lui aussi contribué aux bons résultats du CAC 40 : en ajoutant Axa, BNP Paribas, Société Générale et Crédit Agricole, les bénéfices du secteur financier ont atteint 20,1 milliards d’euros.

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Dans la filière énergétique, outre Total, la plupart des poids lourds ont également enregistré des résultats solides, à l’image d’Air Liquide (2,24 milliards de bénéfices), d’Engie (1,03 milliard) ou de Schneider Electric (2,41 milliards).

Les entreprises automobiles, en revanche, ont connu une évolution contrastée : PSA a engrangé 3,2 milliards de bénéfices, quand Renault a plongé dans le rouge, avec 141 millions d’euros de perte nette.

Outre l’entreprise au losange, une dizaine de grands groupes ont vu leur résultat chuter l’an dernier, dont TechnipFMC (perte de 2,15 milliards d’euros) et ArcelorMittal (perte de 2,1 milliards), qui a été pénalisé par la baisse des prix de l’acier.

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