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Coronavirus: pourquoi fermer la bourse de Paris serait une mauvaise idée selon l’AMF

L’épidémie de coronavirus a provoqué la dégringolade de la bourse de Paris. Face à cette chute subite, certains commentateurs se demandent pourquoi ne pas la fermer. Pour Robert Ophèle, le président de l’Autorité des marchés financiers, interrogé par BFMTV, cette option ne ferait qu’empirer la situation en déplaçant les transactions vers des marchés plus opaques.

À cela s’ajoute le fait que la fermeture de la bourse n’est, à son avis, pas légitime. Si l’AMF a réfléchi à cette possibilité lors d’une réunion programmée mardi 17 mars, son collège a abouti à une réponse « très clairement négative ». « On vit une combinaison inédite avec un double choc : opérationnel lié aux instructions de confinement et financier puisque l’impact économique a déclenché un stress sans précédent pour les marchés. Et si les marchés ne pouvaient pas assurer leur fonction correctement, naturellement, il faudrait les fermer », précise Robert Ophèle. Pour lui, la bourse parisienne est assimilable à un thermomètre : « Si on casse le thermomètre quand il baisse, on ne va pas se rendre compte lorsqu’il va remonter ».

Les marchés régulés fonctionnent

Si les valeurs ont chuté, les marchés régulés fonctionnent. « Il y a du volume, il y a une offre et une demande, la volatilité reflète les incertitudes dans laquelle nous sommes, mais rien ne permet de dire que les prix actuels n’ont pas de sens », souligne-t-il. Pour lui, la fermeture de la bourse de Paris n’aurait d’autant pas d’intérêt que seules « les transactions sur les plateformes que l’on régule » seraient stoppées. Celles réalisées sur les marchés non régulés ou hors Hexagone ne seraient pas impactées. Or, quelque 50 % des transactions sur les valeurs françaises ont lieu hors de France.

A LIRE >> Tout ce qu’il faut savoir sur les Sicav et les fonds commun de placement (FCP)

Si une fermeture coordonnée des marchés européens semble peu probable, elle aboutirait à la suspension de « tous les fonds, les Sicav, les OPCVM, qui ont en portefeuille des titres dont les transactions viennent d’être suspendues puisque les gérants ne pourraient ni les valoriser, ni les vendre ni les acheter, donc en fait on gèlerait une énorme partie des actifs financiers. Et donc, mécaniquement, on mettrait une pression vendeuse sur d’autres classes d’actifs et en particulier les titres de dette qui sont essentiels au financement de l’économie ».

Rédaction Mieux Vivre

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