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Coronavirus : les Bourses veulent croire à un traitement

Après avoir tergiversé tout au long de la séance, et ce en dépit du plan d’urgence gigantesque annoncé par la BCE, les marchés ont fini en hausse (+ 2,68% pour le CAC 40) à la suite de l’annonce par Donald Trump de l’approbation par les autorités sanitaires américaines d’un médicament (la chloroquine) pour traiter le coronavirus.

Covid-19 - bourse marchés financiers cac 40
Crédit: iStock.

Les marchés actions ont rebondi jeudi 19 mars après la promesse d’un plan d’urgence de 750 milliards d’euros par la BCE, ainsi qu’une annonce de Donald Trump concernant le recours à un traitement antipaludéen contre le Covid-19.

Cela a suffi pour rassurer l’Europe, avec des clôtures en territoire positif à Paris (+ 2,68%), Francfort (+ 2,00%) et Londres (+ 1,40%).

« Les marchés remontent car Donald Trump a annoncé que les Etats-Unis ont approuvé le recours à la chloroquine » pour traiter le coronavirus, a expliqué à l’AFP Daniel Larrouturou, analyste chez Dôm Finance.

« Nous allons pouvoir rendre ce médicament disponible quasiment immédiatement », a assuré le président américain, estimant que cela pourrait « changer la donne » face à la pandémie, a-t-il dit au cours d’une conférence de presse.

De leur côté, les autorités monétaires et fiscales annoncent au fil de l’eau des mesures de très grande ampleur mais celles-ci ont du mal à soutenir durablement les marchés.

Mercredi 18 mars, la BCE a sorti la grosse artillerie avec un plan d’« urgence » de 750 milliards d’euros de rachats de dettes publiques et privées, pour tenter de contenir les répercussions sur l’économie de la pandémie de coronavirus.

« Non seulement les mesures prises permettront d’éviter beaucoup de faillites à court terme mais elles devraient aussi accélérer la reprise quand l’économie sortira du confinement », estime M. Melman, directeur de l’investissement d’Edmond de Rothschild Asset Management.

Détente sur les taux souverains

Pour le reste, « les conséquences de l’injection de liquidités de la Banque centrale européenne ont eu un effet significatif sur les taux souverains et soulagé un peu le marché », ajoute M. Larrouturou.

C’est pour l’Italie que la baisse des taux à 10 ans a été la plus prononcée (1,79% contre 2,36% mercredi), tandis que le Bund allemand a atteint – 0,20%.

« Ce sont les pays de la périphérie (les pays les plus fragiles de la zone euro, NDLR) qui profiteront le plus de ces achats de la BCE dans les prochaines semaines, ce qui explique la réaction » sur les taux, estime Julien Rolland, gérant obligataire spécialiste des taux souverains chez Aviva Investors.

A LIRE>>> Coronavirus : la BCE lance un plan d’urgence de 750 milliards d’euros

Tout en guettant l’efficacité des mesures prises, « le marché restera guidé par l’évolution du virus, du nombre de cas et par tout signe positif d’un retournement de la courbe des infections et des décès », souligne Antoine Lesné, responsable de la recherche et de la stratégie de SPDR.