Croissance: le PIB français chute de 6%

La Banque de France chiffre à 6% la dégringolade du PIB de la France au premier trimestre. Une récession liée à la crise sanitaire du coronavirus.

L'activité a été inférieure d'environ un tiers à la normale sur les 15 derniers jours de mars. Crédit: iStock.

La France est entrée en récession. Ce mercredi 8 avril, la Banque de France a publié sa première estimation de croissance, depuis le début de la crise sanitaire du Covid-19 qui immobilise la majeure partie de l’activité économique. Comme pressenti, le résultat n’est pas bon: le PIB s’est effondré de 6%. Dès lundi 6 avril, Bruno Le Maire, le ministre de l’Économie et des Finances, avait parlé de la pire récession « depuis 1945 ».

Selon une enquête réalisée auprès de 8 500 entreprises, l’activité a notamment été inférieure d’environ un tiers (-32%) à la normale sur les quinze derniers jours du mois de mars, explique la Banque de France. « Il faut remonter au deuxième trimestre 1968, marqué par les événements du mois de mai, pour retrouver une baisse trimestrielle de l’activité du même ordre de grandeur », mais quand même inférieure, précise-t-elle dans sa note de conjoncture. Le PIB avait alors chuté de 5,3%. Par ailleurs, la Banque de France estime que chaque quinzaine de confinement entraîne un recul de 1,5% du PIB sur une année.

Un repli brutal 

Par exemple, « dans l’industrie, le nombre de jours de fermeture exceptionnelle est de cinq jours en moyenne, mais varie d’un jour dans la pharmacie à près de huit jours dans le secteur du matériel de transport », précise la note. Au-delà des différences significatives d’un secteur à l’autre, le mouvement de baisse est général : « L’activité se replie dans tous les secteurs, le plus souvent de manière brutale. Ce mouvement n’est pas seulement lié au contexte français. Les commandes en provenance de l’étranger ont elles aussi été très affectées, l’épidémie touchant la plupart des principaux partenaires commerciaux des entreprises françaises ».

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Si, de manière globale, le secteur des services tire un peu mieux son épingle du jeu que l’industrie, l’hébergement et la restauration sont particulièrement à la peine, comme la réparation automobile. L’activité du bâtiment s’est également fortement dégradée avec la mise à l’arrêt, sur le début de la période de confinement, de nombreux chantiers, rappelle la Banque de France.

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