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Coronavirus : 40 milliards d’euros de prêts garantis par l’Etat déjà accordés

Le montant total des prêts garantis par l’Etat accordés aux entreprises en difficulté s’élève à environ 40 milliards d’euros. D’ici à la fin du confinement, il devrait dépasser le seuil des 100 milliards d’euros, selon le directeur général de Bpifrance, Nicolas Dufourcq.

La somme totale des prêts garantis par l’Etat accordés aux entreprises pour faire face à leurs problèmes de trésorerie en période de confinement approche les 40 milliards d’euros, a indiqué sur RTL le directeur général de Bpifrance, Nicolas Dufourcq.

« On n’est pas loin de 40 milliards d’euros maintenant », a déclaré M. Dufourcq en précisant que 251.000 prêts avaient été accordés mercredi soir, pour un montant moyen de 140.000 euros.

« En demande de prêts des entreprises, on était ce week-end aux alentours de 60 milliards d’euros », a ajouté le directeur de la banque publique d’investissement, qui a précisé que le taux de refus calculé par la Fédération bancaire française était d’« à peu près 3% ».

Le président de la République Emmanuel Macron avait annoncé le 16 mars que ce dispositif de prêts garantis par l’Etat pour faire face aux conséquences économiques du coronavirus pourrait aller jusqu’à 300 milliards d’euros.

M. Dufourcq s’est dit « pratiquement certain qu’on va monter au-dessus de 100 milliards », assurant que « les banques jouent le jeu », alors qu’« on leur demande de distribuer un produit d’intérêt général, ce qui n’est pas leur mission naturelle ».

Le réseau bancaire mobilisé

Les banques ont mobilisé 15.000 agences « dont 80% sont physiquement ouvertes » pour distribuer ce prêt, a-t-il relevé.

« Cela ne veut pas dire qu’il ne faut pas traiter les situations de refus » de prêts pour les entreprises trop endettées ou trop fragiles, selon M. Dufourcq, qui a mentionné le Fonds de solidarité à destination des TPE, et les 500 millions d’avances remboursables pour les PME débloqués par l’Etat.

Mais « aucun Etat ne peut se payer 100 milliards de subventions, c’est inabordable », a-t-il estimé.

Il a encore dit que parmi les entreprises qui s’étaient vu refuser un PGE, il y en avait aussi qui n’en avaient pas besoin. Ces entreprises ont « des poches de trésorerie abondantes », mais « c’est tout de même intéressant pour elles de prendre un crédit à un taux de 0,25%, bonifié par l’Etat de facto », a-t-il jugé.

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Ce taux d’intérêt de 0,25% est valable un an, les entreprises ayant ensuite la possibilité d’étendre le prêt jusqu’à six ans à un taux qui reste à définir. Le PGE est limité à trois mois de chiffre d’affaires des entreprises.

Le directeur général de Bpifrance a encore précisé que « 6.200 entreprises de l’hôtellerie ont bénéficié du PGE et 30.000 restaurants », dans un secteur durement frappé par le confinement qui a mis à l’arrêt la plus grande part de ses activités.