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Qui sont les particuliers qui ont investi en Bourse pendant la crise ?

L’AMF a étudié le comportement des actionnaires individuels pendant les six semaines de fortes turbulences sur les marchés boursiers. Elle confirme le regain d’intérêt des particuliers pour la Bourse et l’arrivée de nouveaux investisseurs, dont elle dresse le portrait-robot.

A la suite des turbulences observées sur les marchés boursiers, l’Autorité des marchés financiers (AMF) a décidé d’étudier le comportement des investisseurs particuliers grâce au reporting des transactions issu de la directive MIF2.

Pendant les six semaines de forte volatilité qu’ont connu les marchés aux mois de février et de mars, « les achats d’actions françaises par des particuliers ont été multipliés par 4 au mois de mars 2020, dans un volume global multiplié par 3 », indique l’AMF.

En l’espace de 5 semaines, au plus fort de la crise du Covid-19, près de 3,5 milliards d’euros ont été investis par des particuliers dans les actions du SBF120.

L’AMF ajoute que « parmi les nombreux acheteurs d’actions de cette période, une part significative sont des nouveaux clients ou des clients très peu actifs sur une période récente : plus de 150.000 nouveaux investisseurs ont acheté des actions du SBF 120 au mois de mars 2020 ».

Ces « nouveaux » investisseurs présents majoritairement entre le 9 et le 27 mars ont donc représenté « 27% des particuliers acheteurs d’actions ».

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Mais qui sont-ils ? L’AMF a dressé leur portrait-robot :

  • Ils ont entre 10 et 15 ans de moins que les actionnaires particuliers habituels : leur âge médian pour les banques de réseau s’élève à 48 ans contre 61 ans pour les investisseurs historiques, et 36 ans pour les courtiers en ligne contre 49 ans ;
  • Les sommes investies sont plus réduites que celles des « vieux » investisseurs : tous établissements confondus (banques traditionnelles et courtiers en ligne), les montants médians des nouveaux investisseurs (environ 2.500 euros) sont 2 fois inférieurs à ceux des investisseurs historiques (près de 5.000 euros).
  • Ils ont investi sur un nombre de titres moins importants : 2,8 titres en moyenne contre 3,8 pour les investisseurs historiques, qui ont, il est vrai, investi plus en moyenne ;
  • Environ 10% des actions achetées ont été vendues lors de la période : légèrement plus pour les nouveaux investisseurs que pour les investisseurs historiques.

Tous ces chiffres sont encourageants, ils font ressortir un regain d’intérêt des particuliers pour la Bourse. Ils demandent à être confirmés et amplifiés sur la durée.