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Coronavirus : les Bourses européennes en recul en raison des tensions sino-américaines et de facteurs techniques

La reprise des tensions commerciales entre les Etats-Unis et la Chine, et des facteurs techniques liés à la grande nervosité des investisseurs ont fait plier les Bourses européennes. Ces dernières restent attentives à la levée des mesures de confinement.

Le Libor, qui a incidence sur des produits financiers, dont certains prêts aux ménages, ne sera plus mis à jour pour la plupart des devises.

Les Bourses européennes ont terminé dans le rouge lundi 4 mai, les investisseurs redoutant une reprise des tensions commerciales entre les Etats-Unis et la Chine qui s’ajouterait à la crise sanitaire.

« Les investisseurs restent inquiets face aux derniers développements entre les Etats-Unis et la Chine », indique David Madden, analyste chez CMC Markets.

Ainsi, les places continentales ont clôturé en fort repli : Paris (- 4,24%) et Francfort (- 3,64%), Milan (- 3,70%) et Madrid (- 3,60%). La Bourse de Londres a fini en plus légère baisse (-0,16%), après avoir perdu 2,34% vendredi 1er mai.

L’indice phare de la Bourse de Londres, « le FTSE 100 est légèrement plus haut sur la séance tandis que les marchés continentaux connaissent une séance de rattrapage après avoir été fermés vendredi pour le 1er mai », explique M. Madden.

Après une courte accalmie, des tensions sont de nouveau apparues entre la Chine et les Etats-Unis. Washington accuse Pékin d’être à l’origine de la pandémie de Covid-19, et Donald Trump a de nouveau brandi la menace de taxes douanières punitives.

Les marchés restent nerveux

« Les tensions américaines n’expliquent pas tout. Il s’agit davantage d’un rattrapage sur la séance américaine de vendredi », Wall Street ayant alors terminé nettement dans le rouge, explique à l’AFP Alexandre Neuvy, responsable de la gestion privée à Amplegest.

« Il y a aussi cette tendance à vendre sur chaque rebond », pour prendre ses bénéfices, dans « un marché qui reste nerveux en général » poursuit-il, alors que des gains spectaculaires ont été enregistrés par les places financières en avril.

Quoi qu’il en soit, « on ne peut pas tirer de conclusion sur une ou deux séances », fait-il observer.

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Les marchés continuent aussi de suivre de très près la levée des mesures de confinement amorcée en Europe, Italie en tête.

« À l’heure où s’approche l’entrée en déconfinement dans les principaux pays occidentaux, la confusion demeure encore importante sur la durée de cette période transitoire et les risques de rechute », souligne dans une note Benjamin Melman, directeur des Gestions de Edmond de Rothschild AM.

Le secteur aérien dans la tempête

Le premier groupe de transport aérien européen Lufthansa, menacé de cessation de paiement par l’impact du nouveau coronavirus, a perdu 2,97% alors qu’il se dit « proche » d’un accord en vue d’être renfloué par l’Etat allemand.

Air France-KLM a également chuté de 7,49% en dépit du fait que la Commission européenne a autorisé la France à octroyer un soutien de 7 milliards d’euros à la compagnie aérienne pour affronter les conséquences de la crise du coronavirus.

Sur le marché britannique, IAG (British Airways) a perdu 5,16% et EasyJet 7,22%.